Test & Avis sur Velasca, les chaussures made in Italy qui arrivent en France

On a récemment testé la marque italienne Velasca à l’occasion de l’ouverture de son premier magasin à Paris, au 44 rue du dragon, un bel endroit que je vous invite à visiter ! Pour vous, nous avons aussi organisé un jeu concours qui vous permet de gagner la paire de votre choix ! Pour y participer, cela se passe sur notre compte Instagram. Et en plus de ce concours, Velasca nous a offert un code que l’on vous partage : ARTHUR20, qui vous permet d’avoir une réduction de 20% sur vos achats à partir de 100€ et exclusivement dans leur boutique à Paris, jusqu’en décembre. 

Velasca, par amour de l’artisanat italien

Velasca suit un modèle que l’on connait bien et que l’on apprécie beaucoup depuis le temps : Un produit abordable au bon rapport qualité/prix, limitant les intermédiaires, avec un grand savoir faire des ateliers. Mais sur ce dernier point, Velasca n’a pas fait les choses à moitié. Là où on voit beaucoup de marque se précipiter (à raison !) sur le nouvel Eldorado de la chaussure en Espagne mais surtout au Portugal, les fondateurs ont fait le choix de rester dans le berceau du soulier raffiné, l’Italie. 

Gustave a tendance à se méfier du “made in italy” proclamé à tout va par des marques faisant appel à des ateliers insalubres, et il a bien raison. Mais Velasca est loin, très loin d’être dans ce cas, auquel cas vous ne vous l’aurions pas présentée. Les cofondateurs, Enrico et Jacopo, ont fait le tour de l’Italie pour trouver l’atelier qui pourrait donner vie aux souliers qu’ils ont imaginés. Leur choix s’est porté sur un atelier familial dans les Marches, et depuis c’est une collaboration pérenne qui s’est installée pour chaque paire ou nouveau prototype.

Basée à Milan, le nom de la marque Velasca a été inspiré par la tour du même nom bâtie à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, redonnant espoir aux habitants dans la reconstruction d’une ville en ruine. 

Velasca propose notamment une grande variété au niveau des semelles, du cuir tanné végétal à la gomme Vibram, avec des variantes intéressantes : cuir et patin gomme assez classique, cuir avec des inserts de gommes et même des semelles crêpes. Sur certains modèles, vous pouvez même choisir votre préférence entre le cuir végétal et la Vibram.

Le dessus n’est pas en reste pour autant, issues d’une tannerie française, vous avez un choix de peausseries diverses, avec plusieurs patines intéressantes de marrons virant sur le bordeaux. Autre fait intéressant, à chaque commande, vous recevrez par mail un code vous permettant d’avoir un embauchoirs gratuitement lors de votre prochaine commande, un bon moyen de fidéliser et inciter les gens à prendre soin de leurs souliers !

Un petit aperçu de la première boutique de Velasca à Paris, au 44 rue du Dragon

 

Test de Velasca : Un Barbee Icon décontracté et un Giacalustra formel classique

Passons dès maintenant à la partie test ! Pour que ce ne soit pas redondant, j’ai choisi de vous présenter deux modèles complètement différents, l’un est un classique formel tandis que l’autre est un casual au parti pris stylistique affirmé.

Test de Barbee Icon de Velasca, un derby confortable au parti pris original et affirmé :

Comme paire casual, j’ai choisi le modèle iconique “Barbee” en marron foncé, sachant qu’il existe un modèle camel très joli lui aussi. Entre les sneakers et les mocassins, on voit très souvent la même chose, j’ai donc opté pour un modèle très particulier qui apporte véritablement quelque chose de nouveau dans une garde robe. Tout est dans la couture épaisse surpiquée parcourant le chaussant de bout en bout, à la manière d’un mocassin originel portée par les amérindiens.

Le cuir est un suede marron foncé très facile à assortir dans une tenue avec un chino beige ou vert sapin (comme je porte actuellement). C’est là que la ceinture en suede que vous avez acheté pour vos derby en suede d’un marron similaire peut également servir ! La doublure quant à elle est en cuir de vachette.

Point sur la semelle crêpe

J’en viens au point le plus important concernant cette paire de chaussures : c’est, de très loin  (et je comprend également les sneakers) la paire de chaussure la plus confortable que j’ai jamais porté.
Le suede permet un chaussant un peu plus souple et confortable, mais c’est d’abord et surtout grâce à la semelle crêpe. J’avais beaucoup entendu parler de cette fameuse semelle, j’en connaissais les caractéristiques mais c’est quelque chose qu’il faut essayer pour comprendre. Cousu Blake de surcroît pour une semelle plus souple, la semelle crêpe est extrêmement confortable car elle absorbe les chocs et amortit votre poids à chaque pas. La semelle crêpe, c’est tout simplement du caoutchouc. Et que je dis caoutchouc, j’entend véritable caoutchouc naturel, et non pas le caoutchouc dérivé de pétrole comme vous l’imaginez. On le reconnaît instantanément à sa texture irrégulière et aéré qui lui a valu son nom de crêpe. C’est donc une matière 100% naturelle issu de la plantation et de la récolte de la sève de l’hévéa (ou l’arbre à caoutchouc) via des “saignées”. La sève de l’arbre se coagule toute seule, ainsi il est tout à fait possible de le récolter de manière durable et respectueuse de l’environnement, contrairement au matières plastiques issues de l’activité pétrolière. 

Rapidement, on isole le latex dans la sève récolté, que l’on compacte et écrase sous forme de feuille qui sont ensuite découpées et séchées à nouveau afin d’évacuer toute l’eau du résidu. Ensuite ses feuilles sont assemblées et soudées à chaud, aucune colle n’est donc nécessaire ! Enfin, pour reconnaître rapidement une bonne semelle crêpe, la plus haute qualité aura la texture la plus aérée et sera la plus claire.

Cependant, le souci de la semelle crêpe, c’est que de sa nature poreuse, elle absorbe la saleté et la crasse et noircit très vite, un seul port suffit. C’est en partie pour cette raison que j’ai toujours été hésitant au sujet de la semelle crêpe, cependant Velasca a réussi à teindre la tranche de la semelle de manière très efficace (ce qui n’est pas du tout aisé sur ce matériau). Aucun souci donc pour le maniaque que je suis, seul le dessous de la semelle est noirci. S’agissant d’une matière naturelle, la crêpe est aussi sensible au froid et à la chaleur. Le froid durcira la semelle ce qui la rendra tout de suite moins confortable tandis que par les jours de fortes chaleurs je vous déconseille de marcher avec sur le bitume brûlant si vous ne voulez pas que votre semelle fonde. Aussi, la crêpe réagit mal aux produits chimiques corrosifs (solvant/disolvants) qui vont dissoudre votre semelle, ce qui serait dommage.

Cette paire de chaussures est ce qu’on peut appeler une pièce clivante au sein d’une tenue. Elle sort un peu des sentiers battus avec une proposition de style vraiment originale. Certains aimeront, d’autres seront plus réservés, mais c’est le genre de pièce qui forge votre style.

  • Fabrication artisanale dans les collines de Marches, en Italie,
  • Cousu Blake
  • Veau velours marron foncé, tannerie française et résistant à l’eau
  • Doublé en cuir de vachette
  • Semelle en crêpe

Test des Giacalustra, un bon basique du vestiaire formel

Dans toute garde robe digne de ce nom, vous trouverez des basiques absolument essentiels. Une chemise blanche, un costume, un chino, une paire de richelieus noires réservées aux occasions formelles et marron, qui sont passe-partout et peuvent s’inviter dans de nombreuses tenues, avec la variation en derby qui la rend plus décontractée.

On a donc ici un paire de richelieus, avec un bout droit discret, dans une patine marron tirant légèrement sur le bordeaux, une nuance que j’apprécie particulièrement ! C’est une paire idéale pour débuter dans sa démarche sartoriale ou dans sa vie professionnelle !
La forme est assez ronde, ce qui la rend confortable à porter toute la journée, les coutures du bout droit et des contreforts (dont j’aime beaucoup les formes dit en passant) sont fines, élégantes et discrètes.
Par ailleurs, le montage est un Blake rapide. Le concept est assez simple pour ceux qui connaissent la différence entre un cousu Blake (qui est souple et agréable) et un cousu Goodyear (solide et qui se ressemelle facilement) : on prend le meilleur des deux mondes ! On a deux série de couture de la semelle, qui permettent de la ressemeler facilement tout en conservant la souplesse, et donc le confort, du cousu Blake.

J’émet juste une petite reserve sur le cuir qui est irrégulier par endroit et dont les plis marquent assez ! Cela dit c’est plus que correct à ce prix et ça reste une bonne entrée de gamme en soulier formel, compte tenu du montage et du tannage végétal dont la semelle a bénéficié.

  • Richelieu bout droit
  • Montage Blake rapid
  • Semelle en cuir au tannage végétal
  • Cuir de veau pleine fleur, patine marron tirant sur le bordeaux

Conseil de style Velasca : deux tenues, une décontracté et une formelle

Une tenue décontractée simple pour accompagner une paire originale

Un petit close up matière s’imposait sur la chemise. A part ça, un chino beige et une ceinture en suede marron pour accompagner les Barbee Icon et vous voilà avec une belle tenue décontractée

Aucun débat possible, c’est une paire casual. Elle s’éloignent donc des tenues formelles et sartoriales que vous avez l’habitude de voir sur le blog. Une fois ces tenues écartées, les possibilités restent très vastes. Exemple concret, à l’instant où j’écris ces lignes, je les porte avec un chino vert sapin, comme je le mentionnais plus haut, et une chemise rayée rouge et blanc. Pas de cravate, mais une veste en fresco bleu marine aux poches plaquée pour la forme, une veste plutôt décontractée donc. Un rendu qui est loin d’être formel certes, mais qui reste plutôt habillé grâce à la veste. Pour le shooting j’ai choisi de les porter avec un chino et une chemise en tartan myrtille, une tenue confortable et décontractée ! Cela dit, elles iraient tout aussi bien avec un jean délavé par les affres de temps couplé à une chemise en flanelle et une veste en cuir. Casual, héritage, un peu habillé? Malgré la forme audacieuse de cette paire, elle sont étonnamment polyvalente.

 

Une tenue formelle de Kingsman revisitée

Entre le costume croisé et le parapluie, l’inspiration Kingsman se fait fortement ressentir dans cette tenue ! 

Dans cette tenue, j’ai voulu intégrer cette paire de richelieu dans une tenue particulièrement formelle basée sur un costume croisée rayé en flanelle. Cela dit, le rendu est loin d’être austère pour autant : la flanelle grise est assez claire, la patine marron des soulier est bien soutenue par un cravate dans le même tons, avec un jeu de texture intéressant entre la flanelle et la soie tissée de la cravate. Le fait que l’épaule de la veste soit déstructurée et qu’elle soit dotée de poches plaquées plutôt qu’à rabats permet de décontracter cette tenue pourtant formelle et facilite l’intégration d’une patine plus coloré aux pieds avec les souliers d’une part, mais aussi les chaussettes dont la couleur aubergine sublime l’ensemble.

 

Avis et conclusion sur Velasca

Velasca a été une bonne découverte, de son histoire aux produits qu’elle propose. Même s’il n’y a pas des centaines de paires parmi lesquelles choisir, les paires sont d’autant plus variées, en particulier sur les semelles : tannage végétal, vibram ou crêpe, avec un cousu blake rapid; c’est idéal ! Les formes sur les paires formelles sont classiques, et il y a une belle sélection de patine parmi lesquelles choisir, en particulier sur les cuirs “crust” qui sont de meilleurs qualité et forment les plus beaux modèles de la marques. On retrouve de temps en temps un modèle particulièrement original comme le Barbee Icon que l’on a testé et qui finit de parfaire l’équilibre de l’offre de cette marque !

Bien que l’envoi et la politique de retour de la marque soit irréprochable, je vous recommande vivement de faire un tour au sein de leur boutique au 44 rue du dragon si vous êtes sur Paris, car pour la première fois j’ai du prendre une taille en dessous de d’habitude !

 

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