Le car coat Wolbe : une prouesse techwear Made in Italy

Bonjour à tous, je suis ravi de vous retrouver aujourd’hui avec un produit qui sort de l’ordinaire par rapport à ce que j’ai eu l’habitude de vous présenter. C’est en effet une pièce ultra technique avec une forte dimension utilitaire, sans négliger l’élégance pour autant.

Wolbe, une jeune marque engagée et technique

Wolbe, c’est la contraction de Wolves & Bears, et symbolise l’attachement de son fondateur Yann à la nature. Passionné de sport d’outdoor, il voit ses terrains de jeu changer peu à peu, en plus du fait qu’il se sente frustré par des pièces pas vraiment pratique lorsqu’il s’agit de se mouvoir en vélo ou autre dans un contexte urbain formel. Yann a transformé cette frustration en projet : c’est comme ça qu’est né Wolbe.

Au coeur des valeurs de Wolbe il y a trois dimensions : la qualité, la technicité et la responsabilité environnementale. Avec des motivations pareilles, la marque ne pouvait qu’aller dans le bon sens. Et comme vous allez pouvoir le constater le résultat est réellement abouti. d’autant plus qu’il s’agit de l’une des premières pièces de la marque, et que ce n’est clairement pas l’une des plus simple à concevoir et développer !

Au programme donc, le car coat de Wolbe, une pièce technique, responsable et surtout bien coupée !

L’histoire du car coat

Comme vous vous en doutez de par son appellation, il était à sa genèse un manteau porté dans les premières automobiles, qui ne disposaient pas réellement de toiture ni de chauffage à proprement parler. A l’époque, conduire était considéré comme un sport pour les élites, et nécessitait donc un équipement bien spécifique, dont le car coat, qui était une pièce convoitée puisque si vous en portiez un, c’était signe que vous étiez à même d’être en possession d’une automobile.

Le pilote français Guy Bouriat en 1925

On portait ainsi le car coat pour se protéger du froid, mais aussi de la poussière générée par la conduite sur des routes qui n’était pas encore bitumées. Avec ceci, des gants de conduite et même des lunettes de protection qui sont considérées excentriques aujourd’hui, et pièce iconique du style steampunk.

Le car coat est une pièce qui a été retravaillée de très nombreuses fois, changeant de matière, de finitions et même de forme. Contrairement au trench qui est resté pratiquement inchangé et reconnaissable au premier coup d’oeil, le car coat est pratiquement une catégorie à lui tout seul, englobant un grand nombre de pièces très différentes.

Il faut dire que le car coat a évolué en même temps que l’automobile, la capote est rapidement arrivée pour protéger les conducteurs et passagers des intempéries, puis le chauffage de l’habitacle est arrivé. Le car coat s’est donc adapté en fonction, et est devenu plus court, moins ample et moins chaud, alors qu’à l’origine sa fonction le limitait à être une sorte d’épaisse couverture avec des manches, à peu de choses près.

Le car coat a été repris dans le registre militaire pour les déplacement motorisés et a donné le jour à une variation bien connue, le jeep coat.

Le jeep coat était aussi appelé Mackinaw

Après les temps de guerre de la première moitié du XXème siècle, le car coat est devenu une pièce relativement décontractée portée non seulement en voiture, mais aussi dans la rue et la vie de tous les jours.

La démocratisation du car coat: ici avec Cary Grant et Audrey Hepburn dans Charade

Test du car coat de Wolbe, technique et durable

Lorsque l’on jette un premier coup d’oeil à ce car coat, rien ne laisserai penser qu’il s’agit d’une pièce aussi technique. Soyons honnêtes, nous sommes souvent confronté au dilemme entre élégance et practicité, car sur notre marché, si vous souhaitez avoir une pièce vraiment technique, vous vous retrouvez généralement à tomber soit dans l’univers de l’outdoor où les considérations purement pragmatiques l’emportent très largement sur l’élégance, ou bien dans l’univers techwear, où les designs sont bien plus recherchés, mais dont le style s’éloigne du vestiaire masculin classique tel que nous le connaissons, ce qui ne peut donner lieu qu’à des combinaisons de registres malheureuse.

Seul échappatoire jusqu’à présent pour les sartorialistes en mal de practicité, les pièces d’origine militaire tombées dans le registre général, des pièces intéressantes par leur histoire et leur héritage, qui sont revisités avec des matières techniques modernes plus ou moins dissimulées.

Une construction technique

Le manteau est réalisé en 3 couches laminées, c’est à dire qu’il ne s’agit pas comme dans un costume d’une toile volante, mais bien d’une membrane compressée entre 2 autres tissus, pour faire une seule toile.

Tous les pans du car coat sont sujets à une découpe laser, avant d’être assemblés avec un thermocollant. Si le thermocollant est à proscrire dans le tailoring, c’est au contraire ici un signe de qualité : ce thermocollant permet de rendre parfaitement étanche toutes les coutures de la pièce, essentiel pour préserver son imperméabilité.

Une coupe pratique et près du corps

Il s’agit d’une coupe ajustée, qui mets étonnamment bien en valeur le dos, et qui reste facile à porter par dessus un costume grâce aux épaules demi-raglan.

C’est assez rare pour du techwear et c’est notamment rendu possible par les ajusteurs latéraux boutonnés.

 

Un tissu imperméable

Imperméable parce que c’est le nerf de la guerre ici : le tissu est étanche à 10 000mm/cm2. Pour traduire ça simplement, c’est suffisamment étanche pour résister à une colonne de 10 mètres d’eau. Autant vous dire que ça devrait largement suffire dans un cadre urbain.

 

Sa composition : Laine (55%), viscose (42%) et élasthanne (3%), ici l’élasthanne est bienvenu car il contribue au confort de la pièce malgré une coupe assez proche du corps et facilite les mouvements. Il est bleu marine sur la face externe, et un motif pied de puce à l’intérieur, un motif classique du vestaire masculin que j’ai beaucoup apprécié.

La provenance : Le tissu provient de Esthetia G.Conte 1757. Si ça ne vous dit rien, sachez qu’il s’agit d’une marque du groupe Marzotto, dont les exigences de qualité et d’éco-responsabilité ne sont plus à présenter. Ce que je ne vous avais pas encore dit, c’est qu’au delà de la matière italienne, c’est toute la façon qui est faite en Italie.
En effet, il est confectionné à 15km de Valdagno, où se trouve le groupe Marzotto. Vous en conviendrez, il me semble difficile de faire plus local !

Les finitions

Il s’agit ici de techwear: il y a donc comme vous vous en doutez de quoi faire en termes de finitions

Les poches

Déjà, parlons des poches. deux sur le côté, qui sont étanches et doublés, deux moyennes à l’intérieur, pensées pour respecter le fit une fois remplies, une petite poche poitrine intérieure et surtout une poche sur la manche gauche, où se situe le logo brodé de la marque. Elle est conçue pour y loger un pass de transport, preuve que Yann a vraiment pensé à tout.

Les zips

Pour fermer le car coat, vous avez un double zip avec une rigole étanche, puis une fermeture boutonné. Le double zip s’avère essentiel lorsqu’on l’utilise à vélo en permettant une meilleure mobilité. L’eau ne passera pas par là je vous le garantis. D’ailleurs l’eau ne passe nulle part.

 

Sous les bras, on trouve deux doubles zips, qui sont pensés pour permettre à la pièce de sécher plus rapidement. Une bonne initiative, cela dit j’aurai préféré qu’ils soient plus discrets, comme celui qui se trouve sur la poche de la manche.

Le col

Il s’agit d’un col chemise assez classique, mais qui recèle des détails intéressants. Lorsqu’on le relève, on peut voir une doublure en alcantara, ainsi qu’une rangée de boutons pressions destinés à accueillir une capuche, qui se range dans une pochette séparée.

 

Il y a également une patte pour fermer le col et protéger de la pluie, mais aussi une bande noire matte, qui est en réalité une bande réfléchissante utile lorsque vous êtes à vélo.

D’ailleurs, le bord des manches est également réfléchissant, vous pouvez les retourner pour être bien visible le soir à vélo !

Il y a également une fente au dos qui est munie d’un bouton pression, idéal pour une mobilité supplémentaire à vélo. Enfin, de pattes de boutonnages sont présentes sur le côté pour ajuster davantage le fit si besoin.

 

 

Conseils de style

A vrai dire ici, il n’y a pas vraiment de piège ou de règle obscure à respecter pour bien porter le car coat. Portez-le quand vous en avez besoin, tout simplement ! C’est bien évidement le compagnon idéal par temps de pluie ou d’orage. J’ai eu l’occasion de le tester sous les violentes averses que l’on a connu pendant la deuxième quinzaine de Septembre, et je peux vous dire que j’étais bien content de l’avoir sous la main !

L’allure du car coat de Wolbe est tout de même formelle, en bleu marine, le car coat s’intégrera aisément dans une tenue composé d’un costume, mais aussi dans des tenues un peu plus décontractées. C’est ce que j’aime avec ce car coat, il peut vraiment s’intégrer dans toute garde-robe avec des registres variés et peut facilement devenir un essentiel, même s’il sera difficile de le porter avec des tenues avec des textures très marquées.

Conclusion sur le Car Coat par Wolbe

J’ai eu l’occasion de rencontrer Yann l’été dernier pour discuter de sa pièce. Après l’avoir testée en bonne et due forme, je dois reconnaître que c’est un véritable tour de force pour une première pièce qui engage la marque à faire de belles choses par la suite. Certains choix ont été délicats à faire, par exemple la capuche : intégrer le rangement de la capuche dans le manteau aurait été optimal, mais Yann a fait des tests, et a préféré que la capuche soit de la même qualité que la toile du manteau. De même j’aurai préféré un logo et des zips sous les aisselles plus discret !

C’est en tout cas une excellente pièce, impressionnante de qualité de confection et de matériaux pour ce prix là, en gardant en tête qu’il s’agit d’un Made in Italy.

Je suis certain que Wolbe a encore de belles choses à nous montrer, c’est certainement une jeune marque qu’il serait judicieux de bien garder à l’oeil !

Le car coat Wolbe est disponible ici à 990€

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