TEST PARIS YORKER : DES PULLS QUI TIENNENT VRAIMENT CHAUD À PRIX IMBATTABLE

Vous savez ce qui me faisait le plus défaut l’hiver jusqu’ici ? Des pulls, qui tiennent vraiment chaud, pour de vrai.

Avant de découvrir cette pépite qu’est Paris Yorker, je me débrouillais avec moins de 100€ par pull, et le résultat n’était jamais à la hauteur. Soit la coupe n’allait pas, soit les couleurs étaient fades, soit la matière était une laine d’entrée de gamme …. Ajoutez à cela un grammage léger (forcément ça coûte bien moins cher à produire) et je me retrouvais avec des pulls qui me coûtaient en moyenne 80€ chacun et qui me tenaient chaud en demi-saison, mais jamais en hiver.

Paris Yorker : Des pulls qui tiennent  la route à petit prix

Maintenant que je travaille pour Jamais Vulgaire, j’ai demandé conseil à Valéry pour me fournir en pulls d’hiver, et il m’a parlé de la marque Paris Yorker. Il l’avait testée rapidement en début d’année et ne tarissait pas d’éloges à son sujet. À l’époque il n’avait testé qu’un pull et la collection n’était pas aussi mûre qu’aujourd’hui. Cependant, on trouvait déjà des pulls très intéressants, pour moins de 100€ ! Sauf que vous donnez un prix sans autre variable, ça n’a pas grand intérêt. Venons en donc aux faits concrets, et vous comprendrez rapidement pourquoi c’est actuellement l’offre la plus pertinente en termes de rapport qualité/prix sur le marché de la maille.

Des matières de qualité et une fabrication 100% européenne

La marque travaille ses mailles avec trois matières différentes selon les saisons. Commençons avec le coton, une matière légère pour les pulls , idéale pour le printemps et les soirées fraîches d’été. Paris Yorker se fournit chez un américain qui propose un coton en 4 fils. Un coton qui tient chaud, et qui est particulièrement confortable à porter.

Bien que je n’en ai pas aperçu dans la collection de cet hiver, Paris Yorker propose de temps à autre un beau cachemire de chez Papi Fabio. Un drapier italien qui file le cachemire depuis 1890, un expert dans son domaine. Si Paris Yorker n’en fait pas cette saison, c’est parce que les prix ont explosé ces derniers temps et qu’il ne pouvait pas sortir les pulls au prix souhaité. Il y reviendra si les cours du marché s’y prêtent.

Enfin, pour la laine de Mérinos (qui couvre quasiment toute la collection d’hiver), elle arrive aussi d’Italie depuis chez Filivivi. Cette filature propose des fibres de Mérinos possédant l’appellation “laine Extrafine” (un diamètre deux à trois fois plus fin qu’une laine ordinaire). Ils se targuent également de répondre aux critères du label Woolmark (tout comme les écharpes Atelier Particulier) qui certifie la provenance de la tonte, laquelle est réalisée sur des animaux vivants et en bonne santé.

Chacune de ses filatures propose un savoir-faire pointu et reconnu. Pour preuve, ils comptent parmi leurs clients des maisons du luxe comme Hermès, Chloé, Céline, Prada, Fendi ou encore Balmain.

 

La laine de Mérinos des pulls Paris-Yorker possède une qualité au dessus du lot

Nous allons nous concentrer sur la laine de Mérinos, qui compose les 3/4 de la collection actuelle. Un choix logique car c’est l’une des matières idéales pour tenir chaud en hiver en ce qui concerne la maille. Elle est filée en Italie, mais elle provient d’Australie. Une provenance réputée pour offrir ce qui se fait de mieux en la matière. La laine de Mérinos présente deux avantages : elle est élastique tout en restant résistante, elle protège le Mérinos de conditions climatiques difficiles. Elle protège du froid quand les températures descendent, et reste relativement aérée lorsque celles-ci remontent.

Pourquoi choisir une laine de Mérinos plutôt qu’une laine classique ?

Mais du coup, quelle différence avec une laine classique ? Pour vous la faire courte, je dirais qu’elle est plus légère (donc on peut en mettre plus par pièce sans que ça soit trop lourd), plus douce (donc pas de potentielles démangeaisons) et s’entretient facilement.

Une fabrication 100% européenne

Comme nous le disions, toutes les matières sont filées en Europe puis arrivent ensuite dans l’atelier spécialisé en maille qui s’occupe de confectionner les pulls en Bulgarie. Une production complexe qui comprend plusieurs étapes :

  • Un tricotage en diminué et un maillage serré (pour obtenir une maille plus dense et résistante)
  • Un remaillage (une étape cruciale qui permet de rattacher entre elles les différentes parties du pull)
  • le traitement de la maille (on adoucit la maille sous presse pour la rendre plus agréable à porter)

Paris Yorker propose un fil 2/48 sur tous ses modèles de base (un fil ayant été retordu une fois) afin d’obtenir un tricot plus épais. Sur certains modèles on trouve même des fils 4/48 et 6/48 !

Il faut compter 2h30 de travail pour créer un pull Paris Yorker, on est bien loin des produits industriels que j’avais pour habitude de consommer auparavant. Enfin, selon moi, il reste une dernière chose très importante à dire et qui fait une vraie différence entre un pull Paris Yorker et un pull vendu au même prix dans les enseignes plus connues : c’est la différence de grammage.

En effet, en introduction je vous disais que j’avais souvent froid l’hiver avec les pulls que je portais avant. J’ai découvert pourquoi en testant mes nouveaux pulls Paris Yorker.

C’est tout simplement que le grammage est nettement plus généreux dans chacune des pièces ! Dans le commerce, on trouve généralement des pulls proposant 200g/m² en moyenne, tandis que les pulls présents dans ce test tournent autour de 270 grammes/m².

Des pulls pour tous les styles

Lorsque notre premier article est sorti sur Paris Yorker, ils proposaient des pulls à col ronds, et à col v. Si l’offre était déjà très intéressante, c’était en grande partie des essentiels mais ça manquait un peu de diversité et de caractère à notre goût. La marque ayant rapidement rencontré le succès (on trouve très régulièrement des modèles sold out sur le site), cela leur a permis d’étoffer très rapidement leur offre avec de nouveaux modèles.

Comme si cela ne suffisait pas, chaque modèle se décline en différentes textures et couleurs. Ainsi, si on fait les comptes, on trouve une très grande diversité de pulls :

  • 45 cols ronds disponibles (une petite dizaine de coloris différents)
  • 3 cols tunisiens
  • 16 cols en v disponibles (sur 7 couleurs différentes)
  • 9 cols roulés (en 6 couleurs différentes)
  • 2 cols cheminées
  • 2 cols châles
  • 3 cols camionneurs
  • 2 cols boutonnés
  • Ainsi qu’une petite dizaine de modèles originaux mélangeants les genres ainsi que quelques sweat

Bref, vous l’aurez compris, c’est littéralement impossible de ne pas trouver son bonheur en termes de style et de goût.

Test Paris Yorker : Deux cols ronds texturés et un col roulé

Ça n’a pas été facile de choisir trois modèles de pulls à tester, honnêtement on avait envie de tous les prendre. On a donc dû faire des choix, pour vous proposer un vestiaire efficace et varié qui vous permettrait de couvrir toutes les situations possibles en termes de style casual chic et plus décontracté. Nous sommes donc partis sur trois modèles polyvalents pour ceux qui désirent démarrer un vestiaire de maille du bon pied.

Tous les modèles que nous avons choisis sont des modèles qui vous tiendront au chaud en hiver et en demi saison avec un grammage très généreux et une maille bien serrée.

Dans ce test on trouve deux types de laine mérinos : une laine cardée (le col roulé et le côtes anglaises) qui propose un aspect plus texturé et duveteux,  ainsi qu’une laine peignée (sur le côtes fines) qui lui offre un rendu plus lisse. La laine cardée est donc plus propice aux tenues casual tandis que la laine peignée est plus polyvalente et s’intègre facilement dans les tenues plus habillées.

Le pull gris anthracite col roulé

Finitions

Ce pull col roulé Paris Yorker a été tricoté en 4 fils (les modèles Paris Yorker démarrent à partir de 2 fils et les modèles d’autres marques à 1 fil) et assure donc une épaisseur supplémentaire vis à vis d’un pull classique. Il affiche un beau 340 grammes , qui assure une vraie présence de matière, en l’occurrence un 100% laine Mérinos. Il est tissé en

Les bords côtes des manches et du bas du pull sont doublés, ce qui leur confère une meilleure tenue. Ainsi, ils se relâchent moins et baillent moins, ce qui fait une belle différence sur le temps, autant pour le style que pour le confort.

Enfin, il est tricoté en maille serrée, ce qui lui donne une résistance accrue ! À priori il ne risque pas de se trouer, contrairement aux pulls classiques qui possèdent souvent des mailles plus larges, et donc plus vulnérables.

 

Le pull à col roulé, c’est mon modèle préféré. Tout d’abord parce qu’il est polyvalent : il peut se porter dans un style casual lorsqu’il possède une texture bien marquée et il peut se glisser sous un costume lorsque sa texture est plus lisse. Le modèle que j’ai choisi comporte une texture de caractère affirmée ! Je l’ai donc glissé dans une tenue casual inspiré d’un style workwear.

La coupe est légèrement cintrée et s’élargit légèrement en arrivant vers la taille : idéale pour le confort, tout en dessinant une belle silhouette.

 

Si j’apprécie tant le col roulé, c’est surtout parce que son col monte très haut et qu’il protège bien la gorge. De plus, le nœud de l’écharpe s’y intègre facilement et permet de serrer le tout afin de se prémunir efficacement contre le froid.

Pars ailleurs, c’est un col qui permet de porter le pull avec un simple maillot de corps ou un t-shirt. Ce qui est plus confortable et plus léger à porter qu’un pull avec une chemise, tout en sachant que l’encolure de la tenue n’est pas cassée, car le col roulé monte plus haut qu’un col rond !

 

Le pull bleu marine col rond côtes anglaises

Finitions

Tout comme le pull à col roulé, il est tricoté en 4 fils, il est donc plus épais que les autres. Il est tout de même plus épais car ce pull affiche un poids de 520 grammes en pure laine Mérinos ! Plus de deux fois supérieur à ce qui se fait sur le marché en moyenne, et je peux vous assurer qu’il vous tient chaud, tout en étant agréable à porter (le toucher est très doux).

Le tricotage est construit en côtes anglaises (on le reconnaît aisément à sa texture faite de lignes épaisses). Un tricot qui resserre la maille (qui devient plus serrée) et qui nécessite des aiguilles plus fines pour être réalisé.

La coupe est droite, avec un léger cintrage au niveau du torse. Vu la texture, c’est cohérent en termes de style. Je ne dis pas qu’on ne peux pas porter de pull avec une coupe cintrée, mais il est préférable de le faire quand la texture de celui-ci est fine et lisse (sur le cachemire notamment).

C’est le pull le plus lourd de notre test et on le sent d’emblée. Pour tout vous dire, je l’ai shooté avec une simple chemise en dessous alors que le thermomètre affichait 7 degrés dehors. La texture ondulée est superbe et donne du cachet au pull. Facile à porter, il s’associe à merveille avec un pantalon habillé dépareille et une chemise.

Un col rond anglais classique, avec un travail subtil de la maille juste au dessus du torse. On y aperçoit une légère déviation qui souligne le haut du col, ce qui ne manque pas de charme et qui accentue le côté texturé du pull.

Le pull khaki col rond point de riz

Finitions

Tout comme les deux autres modèles présentés, ce pull est tricoté en 4 fils serrés. il affiche une épaisseur classique mais il est plus dense que la norme. Il possède un poids légèrement plus élevé que le col roulé : 340 grammes en pure laine Mérinos.

Tricoté en point de riz, le pull arbore une texture faux-uni subtile qui permet de mettre en valeur la couleur de celui-ci, sans pour autant être trop lisse. On retrouve une coupe légèrement cintrée (Valéry porte le pull en taille XS tandis que mes modèles sont en taille S).

Les bords côtes sont renforcés et doublés pour assurer une tenue durable. On retrouve également une maille serrée, qui assure une résistance accrue de la structure du pull.

 

Valéry a pu s’éclater en termes de couleurs, il nous offre une belle palette et surtout des contrastes bien marquées qui mettent bien en valeur le pull. On retrouve un gros travail subtil sur le jeu des textures : un pantalon en flanelle et une écharpe en laine & soie dans des tons proches, mais différents pour éviter un rappel de couleurs trop marqué (surtout quand on porte 3 pièces ça se voit tout de suite).

 

Valéry a pu shooter la tenue en pleine montagne au coucher du soleil, et il faut bien avouer que toutes les couleurs qu’il a assemblées reflètent vraiment bien le décor ! C’est ça qui est vraiment cool quand on sort d’un milieu urbain, on peut se permettre de porter des couleurs plus fortes, sans avoir l’air décalé, mais au contraire parfaitement intégré.

 

Conclusion sur la maille Paris Yorker

Des beaux pulls, bien faits, avec un large choix en termes de style … et tout cela à petit prix. En effet, la grande majorité de son offre se cale juste en dessous de 100€ la pièce en maille et c’est vraiment très fort. Pour retrouver un pull similaire (en admettant naïvement que le grammage sera aussi épais et généreux) dans des marques plus classiques, il faut facilement compter le double du prix. Paris Yorker frappe fort et ce n’est pas étonnant que la marque connaisse déjà un tel succès. D’ailleurs, les pulls du test m’ont tellement plu que j’en ai racheté un en plus à côté !

Crédits photos:
– Pull col roulé et pull côtes anglaises: Ilena Thea Kim
– Pull col rond point de riz: @thisiswhyagency

 

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