COMMENT ENTRETENIR SES VÊTEMENTS ET TEST DU PRESSING “HAUTE QUALITÉ” SOYEZ BCBG

Voici un petit retour sur les expériences que j’ai pu mener sur mes propres vêtements. J’ai commis beaucoup d’erreurs d’entretien, j’ai détruit quelques vêtements, et quand on fait les comptes, c’est effrayant. De ce fait, j’ai commencé à m’y intéresser de près et à suivre scrupuleusement les principes de précaution que ma mère m’a enseignés. J’ai donc acquis une certaine expertise en la matière, et les maîtres mots concernant l’entretien des vêtements sont la prévention et la prudence. Dans cet article, je tâcherai (sans mauvais jeu de mots) de vous livrer mes petites astuces pour entretenir facilement vos vêtements. Et pour ceux qui voudront aller plus loin, vous trouverez des liens vers nos articles plus spécialisés et plus pointus pour chaque sujet. Des conseils généraux, qui vous éviterons littéralement de commettre l’irréparable sur votre chemise ou votre manteau préféré !

L’entretien des vêtements à domicile

Ce qui est le plus important à comprendre en premier, c’est que la matière est déterminante. Les entretiens sont foncièrement différents pour le coton et la soie par exemple. Il y a pas mal de pièces que vous pouvez entretenir vous même, tandis que d’autres doivent être confiées à un professionnel. En effet, certaines matières s’entretiennent facilement avec peu de moyens, quand d’autres, plus fragiles, nécessitent l’intervention de matériaux appropriés.

Ce qu’on peut entretenir soi-même

Les 3/4 de notre vestiaire peuvent s’entretenir très facilement avec une brosse douce. Personnellement je recommande les actions de type préventives pour éviter une usure prématurée : le dimanche, un petit coup de brosse sur les costumes pour enlever la multitude de choses (poussières, pellicules,poils,cheveux…) qui se posent dessus. Cela prend une petite minute pour trois ou quatre costumes et ça vous permet d’ôter les saletés qui s’accrochent, puis s’accumulent si rien n’est fait.

D’ailleurs je réserve le même traitement de faveur à mes souliers (mais c’est une autre brosse et un autre sujet) et à mes chemises. Pour ceux d’entre vous qui ont la chance de cohabiter avec des animaux de compagnie, c’est d’autant plus recommandé et il faudra utiliser une brosse spéciale anti poil.

Comme je le disais en introduction, ce sont les matières qui déterminent l’entretien, plus que la pièce en elle-même. Ainsi, les vêtements en lin et coton s’entretiennent facilement chez soi sans avoir besoin de l’aide d’un professionnel (sauf accident particulier). Contrairement à d’autres matières que je citerai plus loin dans l’article. Voici la liste des choses dont vous aurez besoin pour mener à bien vos opérations d’entretien et de nettoyage :

  • Un fer et une table à repasser (prenez en une haute pour ne pas vous faire mal au dos) avec son eau déminéralisée (sinon votre fer sera rapidement rongé par le calcaire).
  • Un chiffon doux
  • Ce bon vieux savon de Marseille
  • Une brosse douce
  • De l’huile de coude

Concernant l’utilisation de la machine à laver, je recommande les conseils suivants :

  • un essorage à 800 tours/minute est bien plus adapté que les 1200-1400 tours/minute sur lesquels sont paramétrées (par défaut) la plupart des machines à laver. Avec un essorage trop fort, vous risquez d’abîmer vos vêtements en coton (notamment les chemises) à la longue.
  • Que celui qui a inventé la machine à sécher le linge soit maudit lui et sa descendance pour mille ans (au moins). Je recommande (j’ai envie d’interdire mais après tout chacun est libre de faire sa propre expérience) chaudement de ne jamais se servir de ces machines provenant tout droit des enfers. J’en ai fait l’amère expérience durant quelques mois lorsque j’ai commencé à travailler chez Jamais Vulgaire. Ma mère m’avait pourtant prévenu (elle a toujours raison), qu’il valait mieux s’acheter une tente à linge et s’appliquer à faire sécher ses vêtements dessus après les avoir épinglés dessus. Par fainéantise, j’ai cédé aux douces sirènes de cette machine qui se présentait à moi pour la modeste somme d’1,5€ (par utilisation). Résultat ? Au bout de quelques semaines, une partie de mes très belles chaussettes n’ont pas résisté et elles ont commencé à s’éplucher …. Aujourd’hui j’ai acheté une tente à linge (ça ne vaut même pas 15€)et mes vêtements s’en portent bien mieux.

On a écrit un article à propos du repassage, mais pour ceux qui préfèrent la version courte,  le coton est facile à repasser tandis que le lin lui est plus compliqué à dompter Ainsi, selon les matières que vous repassez, la température et la pression que vous mettez sur vos vêtements doivent être différentes.

Enfin, si vous avez le moindre doute concernant la méthode de lavage  d’un de vos vêtements, vous pouvez vérifier en regardant sur l’étiquette, sur laquelle tout doit y être indiqué (c’est la loi). Si vous pouvez y lire ” dry clean only” alors c’est direction le pressing.

Exemple ? Sur la photo ci-dessous, ce n’est pas écrit ” dry clean only”, en revanche les trois icônes sur la gauche de l’étiquette (celles qui concernent le lavage en machine, à la main et le séchage) sont barrées. Dans ce cas là, on opte également pour le pressing

Les sous-vêtements et chaussettes

En théorie, vos sous-vêtements sont en coton et donc lavables en machine. Si jamais il y a des taches dessus, il vous suffit simplement de laver à l’eau du robinet avec du savon de Marseille (votre plus grand allié contre la plupart des taches). À priori, sauf si vous possédez des sous-vêtements fragiles (dans une matière particulière), il n’y a rien à faire en particulier. Un passage en machine et ils ressortiront propres et indemnes.

Bien qu’étant un maniaque de premier ordre, je loge pourtant simplement mes chaussettes et mes boxers dans une simple boîte de rangement et elles s’en portent bien. Autrement dit, inutile de se casser la tête concernant le rangement. Concernant le repassage … non sérieusement qui repasse ses caleçons et ses chaussettes ?

Les jeans et chinos

Le jean brut est un cas un peu particulier, il est plutôt recommandé de ne jamais (ou presque) le passer en machine . En effet, le jean brut est une toile qui n’est pas traitée et dont le pigment indigo n’est pas stable. C’est pour cette raison qu’une fois passé au lavage, sa couleur change et il se délave. Ainsi, si vous désirez que votre jean ne change pas de couleur et qu’il ne se délave pas, il faut éviter de le passer en machine. Si jamais il est taché, il vous suffit simplement de prendre un chiffon humide contre lequel vous aurez mis un peu de savon de Marseille et de le frotter délicatement sur la tâche (le délicatement à son importance si vous ne voulez pas avoir une trace de délavage ensuite).

Pour ce qui est du chino simple (le chino 100% coton sans finitions poussées type pattes de serrages), la plupart d’entre eux peuvent passer en machine sans souci (mêmes recommandations que celles indiquées plus haut), à condition que la température soit basse et que l’essorage ne soit pas trop fort.

Concernant le repassage, c’est systématiquement réalisé avec le pantalon à l’envers, afin que le tissu ne brille pas ensuite. C’est un vrai plus en termes d’élégance que de repasser ses pantalons. Bien sûr, il est question de pantalons en coton, et encore, seulement les chinos basiques. Car si vous avez un Soragna de chez Pini Parma qui possède un pli central, l’entretien de ce pli est compliqué. Moi-même je ne suis pas à l’aise alors je recommande le pressing.

Un jean et un chino (ceux en coton) peuvent se ranger n’importe où pourvu qu’ils soient pliés. En revanche pour les pantalons plus habillés, je vous recommande de les ranger sur cintre de la manière suivante : vous tenez le pli central sur chaque jambe et vous pliez le pantalon de manière à ce que les deux plis se suivent de bout en bout.

Les t-shirt et les chemises

Personnellement je ne porte pas de t-shirt mais Valéry en porte et c’est très facile à entretenir. Dans 90% des cas les t-shirts sont en coton, ils se passent en machine à 30 degrés avec un essorage doux. Pour le repassage, faites-le t-shirt retourné (surtout si celui-ci est orné d’un motif).

Quand vous tomberez sur une tache difficile (gras, vin …), mais peu étalée, vous pouvez la traiter directement avec un détachant (à la main bien sûr et en suivant scrupuleusement les instructions), que vous passerez sur votre t-shirt ou votre chemise avant de la mettre aussitôt en machine. Si la tâche est imposante, c’est direction le pressing  (on ne prend pas de risque).

Concernant le repassage, je recommande de remplir votre fer avec de l’eau déminéralisée. En effet, on laisse souvent des faux plis sur les chemises en les repassant  et grâce à l’eau vous pouvez atténuer ce genre de plis disgracieux. Pour ce qui est du col et des manches, repassez la partie intérieure seulement.

Les chemises doivent être idéalement rangées sur cintre, les t-shirt eux peuvent se contenter d’être pliés dans un coin de votre armoire ou autre espace de rangement.

Ce qu’on préfère emmener au pressing

Maintenant que nous avons traité ce qui peut se faire à domicile sur du coton et du lin avec le matériel approprié, je vais vous parler des pièces qui doivent être traitées chez un professionnel. Vous pouvez tenter d’entretenir vos vêtements en laine vous-même, mais il n’est pas garanti qu’ils s’en sortiront indemnes. Tout le monde a fait l’expérience au moins une fois : un pull en laine et cachemire ou un pantalon de costume qui a rétréci et dont le tissu est fichu parce qu’il s’est malheureusement retrouvé dans la machine à laver.

Contrairement au coton et au lin évoqués plus tôt, la laine, le cachemire et la soie sont des matières plus fragiles qui nécessitent un soin particulier.

À noter que le pressing secoue vos vêtements, il ne faut donc pas en abuser outre mesure. Si vous portez votre costume occasionnellement alors deux visites par an devraient amplement suffire, en revanche, pour ceux qui le portent quotidiennement, c’est un aller retour tous les deux mois environ. Idéalement, on y va simplement parce que les plis sur votre veste et votre pantalon deviennent trop prononcés, sinon c’est à cause d’une tache délicate : vin, gras, huile ou tache de sang pour ceux d’entre vous qui vont au Fight-Club.

Manteaux,  Costumes & Blazers,  Pantalons habillés en laine

Je n’ai jamais entendu personne me dire qu’il passait sciemment ses costumes à la machine. Pourtant, ça ne serait pas une remarque si bête depuis que différentes marques proposent des costumes lavables en machine (un curieux phénomène en vogue). De celles-ci je me méfierais. Pourquoi ? Soit parce que la matière du costume sera douteuse, soit parce que la laine aura subi un traitement chimique particulièrement musclé qui ne doit pas être tout à fait sans danger pour votre santé et je ne veux prescrire de cancer à personne.

Pour ce qui est du repassage concernant la laine, le cachemire et la soie, je conseille vivement de confier cela à un professionnel. Idéalement ? On range également chaque pièce  sur un cintre solide qui épouse bien les épaules (on évite les cintres argentés pour chemise qui sont trop minces pour une veste ou un manteau).

Les cravates et pochettes en soie

En ce qui concerne les accessoires qui se portent traditionnellement en soie, j’ai quelques conseils d’entretien à vous donner. Premièrement, pensez à dénouer vos cravates quand vous en avez fini avec elles en fin de journée. Je sais que certains filous sont tentés de laisser une cravate pré-nouée pour gagner du temps lors de la prochaine utilisation. Sauf que ça abîme la soie et les plis de la cravate qui doivent être détendus pour reprendre leur forme originelle. Soit vous les pendez sur un cintre à cravate, soit vous les enroulez délicatement sur elles-mêmes dans un coin.

Si jamais des plis se forment sur le tissu de votre cravate, vous pouvez vaporiser de l’eau dessus grâce à votre fer afin qu’ils s’effacent. Attention cependant à ne pas coller votre fer dessus.

Enfin, concernant les pochettes en soie, il faut éviter la machine (j’en ai tué une comme ça). Dans l’absolu, évitez de les laisser dans votre poche poitrine de costume, il est préférable de les ranger quelque part entièrement dépliées pour que la soie puisse se reposer et reprendre sa forme initiale.

Les écharpes

Je préfère commencer en disant qu’il est évidemment chaudement recommandé de ne pas passer ses écharpes en laine, soie  et cachemire (et autres tissus fragiles de luxe) en machine, sauf pour celles en coton si c’est indiqué sur l’étiquette. Dans un monde merveilleux, il faudrait les poser sur cintre une fois rentré chez soi (si on m’écoutait, il faudrait des cintres partout et pour tout ). Sinon, l’option la plus simple reste de les plier soigneusement dans un coin de rangement.

 LE TEST PRESSING PAR SOYEZ BCBG

Puisqu’une grande partie de notre vestiaire sollicite l’intervention d’un professionnel pour être bichonné, on s’est dit qu’on allait essayer d’en savoir un peu plus sur le marché du pressing pour pouvoir vous renseigner lorsqu’on nous pose la question (ce qui arrive fréquemment). L’idée, c’était de vous dénicher un pressing qui sort un peu de l’ordinaire, qui soit qualitatif sans être hors de prix.

La différence entre un pressing industriel et Soyez BCBG

Une grande majorité du marché est couverte par des entreprises qui proposent un pressing industriel tandis que quelques autres acteurs, proposent une vision et une offre plus qualitative et personnalisée.

Commençons par expliquer en quoi consiste un pressing : C’est un nettoyage à base de solvants chimique, contrairement à la machine à laver qui utilise simplement de l’eau et de la lessive. Au pressing, vos vêtements sont donc baignés dans un mélange de solvants, puis essorés, séchés et repassés.

Le pressing industriel

Dans un pressing industriel, vos vêtements sont directement plongés dans un bain de solvant, ce qui nettoie la plupart des tâches, sauf les petites tâches localisées. Une fois détaché, votre costume passe dans une machine pour être nettoyé à sec. Ensuite vos costumes sont repassés via une machine à très haute température qui ne tient pas vraiment compte des différentes matières qui composent vos vêtements, de plus les costumes risquent de briller à la sortie à cause des fortes températures produites durant le processus.

En soi ce n’est pas une mauvaise offre si votre costume n’est pas tâché et qu’il a simplement besoin d’un bon coup de repassage. À condition bien sûr que vos costumes soit en laine et qu’ils soient bien résistants (s100 ou s110). Si vous possédez un costume avec un tissu plus fin et plus luxueux, il vaut mieux privilégier un pressing artisanal.

Le pressing par Soyez BCBG

Premier point important, Soyez BCBG envoi un coursier qui passe prendre vos vêtements ou/et vos souliers ou et quand vous le désirez, un vrai bonus qui compte quand on a pas envie de se faire un aller retour en sortant du bureau en fin de journée !

Une fois récupéré on inspecte votre vêtement afin de repérer et de traiter les petites tâches tenaces à la main, avec des produits adéquats. ensuite seulement le costume est nettoyé à sec. Une fois propre, celui-ci est repassé entièrement à la main. Ce qui permet d’adapter la température et le repassage aux différents tissus, préservant ainsi les fibres de celui-ci.

Vous l’aurez compris, la grande différence entre un pressing artisanal et un pressing de type industriel, c’est le contrôle et le suivi personnalisé de chaque vêtement, ce qui évite les accidents qu’on voit malheureusement souvent dans un pressing bas de gamme. Une attention d’autant plus pertinente lorsque vos costumes sont de belles réalisations sur des tissus fins et lumineux type S130, S140, S150 …

Sans parler des petites finitions qui font vraiment plaisir, par exemple dans un pressing classique on vous rend votre costume dans une poche plastique sur des cintres en métal, tandis que chez Soyez BCBG c’est dans une housse de costume avec un vrai cintre adapté que l’on vous rend vos affaires.

Le Test : Nous confions nos cravates, un costume et une chemise à Soyez BCBG

Des cravates vintage remises à neuf

C’est une évidence de nos jours, avec des icônes comme l’équipe de Beams: le style preppy est l’un des préférés au Japon. et en particulier le style Ivy League. Ca s’est fait en particulier via Kensuke Ishuzu de chez Van Jacket, mais aussi via M. Keii, le fondateur de Fairfax Collective.

Fairfax Collective, c’est l’atelier japonais à qui la plupart des marques preppy américaines (comme J.Press) aussi bien que britannique (Drake)  ont délégué leur production de cravates en soie.

Cette atelier utilise toutes les finitions que vous connaissez bien: point d’arrêt, fils de tension, passants cousus main, triplures en laine.

Ces cravates sont d’une qualité telles qu’elles ont traversées les décennies pour injustement se retrouver déposées dans des friperies japonaises, par de jeunes japonais profanes.

Par chance, ces friperies japonaises sont aussi implantées à Phnom Penh, au Cambodge: c’est là que j’ai pu vous dénicher ces merveilles.

Seul souci: elles avaient tout de même subit le poids des années, et il n’était pas question de vous vendre des produits usagés: on les a donc fait remettre à neuf par Soyez BCBG et leurs pressings certifiés Haute Qualité.

Voici un petit échantillon de ce qu’on vous a ramené:

J’espère que ça vous plaira: il s’agit ici avant tout de vous faire découvrir des pièces avec une belle histoire, que vous pourrez sans problème transmettre à vos enfants et que vous ne retrouverez plus de nos jours. . (elles sont toujours en excellent état après plusieurs générations).

Celles-ci seront disponibles à l’achat à partir de fin Octobre.

Le costume croisé taché

Gustave possédait un costume croisé de chez Tailor Trucks qui présentait deux ou trois taches mineures, dont il était compliqué de se débarrasser. Une tache située sur le revers et une autre tout en bas de la veste. Bien quelles n’aient pas totalement disparu, les taches sont atténuées et difficile à distinguer à l’œil nu. D’ailleurs je vous met au défi de trouver la dite tâche sur la photo ci-dessous !

 

Conclusion sur le pressing Soyez BCBG :

On a vraiment apprécié le service de récupération/livraison qui nous a fait gagner un temps précieux. Pour ce qui est du résultat, presque toutes les cravates ont pu être sauvées (excepté quelques modèles trop abîmés sur lesquels on ne se faisait guère d’illusion). Les taches délicates situées sur le costume ont disparu, il est revenu propre comme un sous neuf. Tout était propre, les cravates rendues sur cintre à cravate (idéal pour les conserver chez soi) et le costume dans sa housse avec son cintre. Rien à y redire, on peut confier nos affaires  à Soyez BCBG les yeux fermés !

 

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