T-SHIRTS JAMAISVULGAIRE: LA LIGNE SIEM-REAP (DISPONIBLE JUSQU’AU 27 JUILLET)

Certains d’entre vous se souviennent peut-être de la première collaboration JamaisVulgaire que j’avais effectuée avec le créateur Saint-Paul et le peintre Sopheap Keo. Peut-être même que vous portez le tee-shirt à la lecture de ces lignes (auxquel cas, ça me fait très plaisir ! ).

Cette première expérience fût très fructueuse et a obtenu d’excellents retours.
En retournant au Cambodge le mois dernier, il fallait forcément que je vous ramène ce que le peintre Sopheap Keo avait d’autre à ofrrir. Et, croyez-moi, c’est d’une richesse assez monumentale.

J’ai donc voulu vous présenter cette collection un peu sous la forme d’un voyage au Cambodge, pendant tout l’été, au cours duquel vous découvrirez différents thèmes culturels et lieux.
La premier motif du bonze et des temples d’Angkor vous avait beaucoup plût, et j’ai donc voulu continuer sur cette lancée en vous proposant trois motifs supplémentaires sur le même thème.

C’est la ligne Siem Reap. Pourquoi Siem Reap ? Car tout le monde connaît les temples d’Angkor, mais peu connaissent cette ville où ils sont situés. Et c’est aussi la ville de naissance de mon père 🙂

A travers le fil conducteur des bonzes, ces peintures rendent un bel hommage à la beauté des temples, avec des esthétiques variées pour qu’il y en ait pour tous les goûts 🙂

I De l’intérêt de porter un tee-shirt graphique

J’avais déjà dressé ce constat en 2013, mais la situation est toujours identique.
Très souvent, ils seront soit:
de mauvais goût
sans intérêt: vous voyez tous ces t-shirts à jeux de mot ? C’est sûrement rigolo à porter une saison, mais il a fort à parier que vous n’en ferez pas un basique sur des années. La phrase vous aura touché sur la coup, mais ça n’ira pas plus loin. En dehors de ça, l’intérêt relève bien plus de la hype et de la mode que d’une esthétique travaillée.
En tant qu’achat fun, éphémère et coup de coeur, c’est parfait. Mais si vous lisez JamaisVulgaire, ce n’est sûrement pas ce que vous cherchez 🙂

avec des motifs intéressants mais sur des t-shirts atroces: des motifs et des peintures intéressants, mais imprimés avec des techniques peu performantes sur des support cheap, j’y reviens plus tard 🙂

trop chers: lorsqu’un tee-shirt réunit à peu près toutes les qualités (bon tissu, bon motif, bonne coupe, bonne finition), on arrive directement à des prix stratosphériques (ou en tout cas généralement bien supérieurs à 50 euros). Surtout lorsque les marques passent par des distributeurs (ce qui est encore le cas pour les ¾ d’entre elles)

Le peintre Sopheap Keo

C’est au détour d’un stand du vieux marché de Siem Reap (la ville des temples d’Angkor Wat) que j’ai trouvé, en 2011, les oeuvres de Sopheap Keo: les thèmes qu’il aborde sont classiques (temples, bonzes, éléphants, rizières etc) mais son style est bien plus minimaliste, et son coup de pinceau est plus fluide et libéré. Les contrastes de couleur sont simples, mais les tableaux restent d’une grande richesse. C’était le mix idéal pour un t-shirt.

Si son style est si différent des autres peintres, c’est aussi grâce à un apprentissage atypique.

Il perds son père et une partie de sa fratrie au cours du régime khmer rouge et doit faire vivre sa famille en confectionnant des jouets et en les vendant dans la rue.
Vivant péniblement de cette activité, il s’essaie à la peinture, spontanément et sans prendre de cours. Grâce à un talent naturel, il en fait une activité assez rentable pour faire vivre sa famille et prendre des cours de peinture à l’Université Royale (après cinq années de travail).

Son travail est donc aujourd’hui le résultat d’une coup de pinceau inné et d’une formation solide, riche de traditions.
Il transmet aujourd’hui ses connaissances à son fils, ainsi qu’à des peintres qu’il forme dans son atelier à Siem Reap

A l’occasion de la première collaboration, nous avions résumé sa vie et son univers dans cette vidéo: 

II Le tee-shirt JamaisVulgaire

1 La confection

Les t-shirts JamaisVulgaire sont confectionnés au Portugal dans la région de Porto, au sein d’un petit village appelé Barcelos.
Le coton utilisé est du coton portuguais.

J’en profite pour dresser un constat de ce que j’ai remarqué pendant mes recherches sur la qualité générale des t-shirts de marques vendues chez des distributeurs prestigieux.

De 3 euros à 49 euros

Ces t-shirts ont une esthétique intéressante, des finitions correctes et une matière respectable, mais ils sont soit fabriqué au Bangladesh soit en Inde.
Les usines qui proposent ces t-shirts sont assorties de tout un tas de labels pour garantir soit des bonnes conditions de travail, soit un coton biologique, ou alors des transports de produits qui respectent l’environnement.

Toujours est-il que ces t-shirts qu’on peut faire fabriquer entre 3 et 5 euros pièce restent tout de même très éloigné de la qualité en terme de finitions et de matières de tee-shirts fabriqués au Portugal.

Juste pour le jeu, vous pouvez aller faire un tour sur les plus gros e-shops français de mode masculine, et compter le nombre de marques qui utilisent précisément ce modèle:

continental-mouchete

J’en ai trouvé 4, mais sachez en tout cas que ce t-shirt s’achète à 6 euros l’unité (au delà de 100 pièces), et qu’il est généralement revendu avec impression/sérigraphie à 49 euros.

En cause: le circuit de distribution

Et pourtant, ceux-ci se retrouvent la plupart du temps distribués au consommateur final à des prix allant de 50 à 70 euros.
La raison ? Pouvoir se faire une marge correcte en tant que créateur (environ 2,5) quand on va passer à son tour par un distributeur qui devra lui aussi marger à 2,5.

C’est un choix stratégique à prendre dès le début:
passer par un distributeur pour vendre en plus grosse quantité, avoir plus de visibilité mais sacrifier sa marge et son rapport qualité/prix
vendre en direct: construire soit-même sa notoriété (ce qui prends du temps) mais proposer un produit de meilleur qualité à un prix inférieur, tout en gardant une marge correcte.

Vous l’aurez compris, j’ai opté comme depuis le début du blog pour le deuxième choix.

2 Coupe et matière

La qualité se ressent d’abord par la matière: on a ici un coton 160 gramme. Il s’agit d’un grammage idéal pour assurer une bonne durabilité et un joli tombé.
Etant donné que le motif est assez massif, un beau tombé est indispensable pour bien le mettre en valeur.

160 g, c’est par contre un peu lourd. Du coup, la coupe est droite, très légèrement ajustée: l’idéal pour avoir un t-shirt qui respire un minimum.
Elle est assez ajustée pour mettre en valeur les morphologies les plus fines en taille S et assez droite pour ne pas que ça devienne un maillot de corps si vous êtes un peu musclé.

On s’y retrouve bien sur les finitions, avec notamment un col bien fini et étroit, sans le bord côte infâme qu’on retrouve justement sur beaucoup de t-shirts fabriqués en Inde ou au Bangladesh.

bonze-apsara-col

Les manches sont elles aussi bien fittées et mettent en valeur les bras, tout en laissant assez respirer.

bonze-apsara-manches

3 Impression et motifs

Les t-shirts sont imprimés à Paris, dans un atelier que j’ai retenu pour la qualité de son impression numérique qui est franchement bluffante. (le rendu visuel est presque aussi bon qu’en sérigraphie). J’ai été extrêmement satisfait par la restitution des couleurs et des nuances qui dépassent toutes mes attentes: elle est au moins aussi bonne que celles des t-shirts de la collaboration Saint-Paul.

bonze-gopura

Le cadre

Un joli tableau, c’est bien, mais ça n’en fait pas nécessairement un joli motif sur un t-shirt. Pour atténuer les ruptures que je trouvais un peu trop voyantes entre le dessin et le t-shirt, j’ai rajouté un cadre blanc sur un motif, et un cadre noir sur l’autre.
Ils permettent d’adoucir les bords des tableaux et de moins choquer l’oeil, en plus d’ajouter une petite touche de modernité sans dénaturer.

[cta id=’14915′]

III La ligne Siem Reap: présentation des modèles

Les tableaux sont d’abord choisis pour leur qualité esthétique, afin que vous preniez plaisir à les porter même si vous ne vous sentez pas proches ou concernés par la culture khmère.

L’intérêt de la ligne Siem Reap, c’est de vous faire découvrir les temples d’Angkor au delà de ce que les clichés de touristes vous montrent à répétition. (c’est un peu pour ça que je l’ai appelée Siem Reap et pas Angkor Wat).

A travers ces imprimés, vous allez découvrir deux temples (le premier est un peu connu, par contre je ne connaissais pas du tout le second même après être allé 5 fois aux temples) et un édifice qu’on retrouve souvent à l’entrée des temples: on l’appelle Gopura.

Pas de conseil de style cette fois par contre: ce sont des t-shirts graphiques, vous n’avez pas à réfléchir et vous pouvez les porter sans soucis avec un jean, un chino ou un short.

(merci à Oty Inn (mannequin) et Matthieu Le Veux (photographe)) pour les photos suivantes)

1 Bayon

bonze-bayon-1

Premier motif de la ligne, avec une esthétique à la base un peu dark: je dois vous avouer que c’est la plus belle peinture de visage de Bayoun que j’ai pu voir au Cambodge. L’utilisation du blanc et des nuances de bleu clair donnent un effet usé hyper fidèle par rapport au rendu réel de la pierre (que vous pouvez observer ci-dessous).
Le bonze est parfait pour apporter une nuance de couleur et éviter justement un t-shirt trop sombre.

Pour éviter une rupture trop brutale entre le tableau et le t-shirt, j’ai rajouté un cadre blanc qui permet de faire une transition efficace et qui donne un côté plus moderne à la peinture.

Bref, une représentation si fidèle d’un visage de Bayon, avec son sourire et son regard mystérieux caractéristique donne presque une allure mystique à cet imprimé, mais pour une fois renforcé par un vrai travail esthétique.

On retrouve surtout les visages de Bayon au temple d’Angkor Thom, au sein d’un massif couronné de trois tours (on l’aperçoit brièvement dans la vidéo).

 

bayon-1

bayon-2

Ces massifs sont facilement dans le top 5 des monuments les plus pris en photos par les japonais en visite.

touriste-jap

touriste-jap-2

Des photos de touristes japonais à Angkor Thom prises il y a 4 ans (c’est à dire avant l’invention du selfie stick)

 

2 Gopura

bonze-gopura-1

Un motif un peu plus clair, qui joue davantage sur des nuances de gris et de mauve. Il représente un gopura qui sont en gros les entrées de chaque temple. Forcément, ce ne sont pas les monuments sur lesquels on s’attarde le plus, et c’est vraiment dommage car on retrouve toute la symbolique de l’intérieur des temples et un travail fouillé.

Les gopura d’Angkor restent ultra traditionnels et minimalistes car ils figurent parmi les plus anciens du monde bouddhiste.

Ce tableau se concentre donc sur une scène un peu plus légère et commune que le premier et un panel de couleurs plus clair, qui mets là encore bien en valeur le bonze. Le cadre noir permet une délimitation précise du motif, sans une rupture trop brouillon entre les couleurs claires et le blanc.

gopura-2

gopura-1

Je ferai probablement une entrée comme ça chez moi plus tard, avec une pierre gravée à mon effigie #mégalomanie

3 Ta Som

bonze-arbre-1

bonze-ta-prohm

Le motif le plus confidentiel: il représente en fait la Gopura du temple Ta Som. Elle est partiellement recouverte par les arbres, qui masquent un visage de Bayon. Heureusement, tout est bien représenté sur la peinture: à la fois les arbres, l’entrée et le visage.

La communion entre la végétation et la pierre est étrangement fidèle à la réalité.

C’est le t-shirt le plus proche de la toute première collaboration JamaisVulgaire, avec un bonze dessiné un peu différemment et un fond blanc.

gopura-ta-som-2

gopura-ta-som

Comme sur la peinture, on a à la fois un arbre et un visage de Bayon. Ce type d’arbre quasi millénaire se retrouve aussi au temple de Ta Prohm (dans lequel on a tourné un Tomb Raider #anecdoteguideduroutard)

 

Disponibilité

Les différentes séries de t-shirts JamaisVulgaire sortiront l’été, au tarif promotionel de 39 euros, au rythme d’une collection environ toutes les deux semaines

Ils seront produits à la commande: celle-ci sera ouverte cette semaine du mercredi 22 Juillet jusqu’au lundi 27.
Ce système de flux tendu me permet de ne pas avoir de stock et donc de vous proposer un prix beaucoup plus intéressant, tout en réduisant au maximum les délais de livraison, grâce à un atelier d’impression localisé à Paris et ultra rapide. (et croyez moi, c’est loin d’être le cas de tous les ateliers).

Les quantités seront limitées pour permettre des délais de production rapide à l’atelier (et donc pour que vous receviez rapidement votre modèle): seulement 40 pièces seront disponibles par modèle.

La production et la livraison sont effectués en maximum 5 jours ouvrés après le 27 Juillet.

 

La ligne Siem Reap est disponible:

accueil-blog

Vous aimerez peut-être:

Partagez53
Tweetez
Enregistrer
53 Partages