Amboh x JamaisVulgaire: Des espadrilles increvables faites main, à la texture originale (jusqu’au 9 Juillet)

Pour ceux qui ont lu notre guide ultime des espadrilles, vous étiez au courant de notre collaboration en préparation

Ca faisait longtemps qu’on voulait sortir un nouveau produit venu tout droit du Cambodge, qui soit un peu plus travaillé que les écharpes ou les t-shirts.

On voulait un produit adapté à l’été, durable, frais et original, avec une vraie valeur ajoutée par rapport à ce qu’on peut trouver sur le marché en France.

Et on vous a trouvé un produit inattendu: des espadrilles 100% faites main au Cambodge, selon les méthodes traditionnelles du Pays Basque, avec un coton premium au motif typiquement khmer (et que vous ne retrouverez pas ailleurs).

On a travaillé dur avec Amboh, l’atelier fondé par Sébastien Gertgen, un puriste de l’espadrille qui a voulu faire ses propres espadrilles au Cambodge, tout en allant beaucoup plus loin que les espadrilles classiques en terme de finitions.

Nos espadrilles sont disponibles ici : il s’agit de la deuxième vague de précommandes, ouverte jusqu’au 9 Juillet pour une livraison entre le 3 et le 10 Août.

I DES ESPADRILLES INCREVABLES

J’avais à l’époque une connaissance assez superficielle du sujet et, comme beaucoup de profanes au premier abord, j’avais du mal à comprendre en quoi des espadrilles confectionnées au Cambodge pouvaient être compétitives par rapport à ce qui se fait au pays basque, bastion de l’espadrille, dans des communes bien connues comme Mauleon.

La semelle en gomme

On l’observe de plus en plus sur les espadrilles du marché français: c’est elle qui vous permet une meilleure adhérence, et aussi de garder la semelle en jute au sec.

Elles sont increvables en terme de durabilité: elles sont conçues pour être portées toute l’année et pour résister aux averses sans pitié de la saison des pluies du Cambodge.

Rebords et coutures

Les rebords contiennent un peu de thermocollant et donnent aux espadrilles une bien meilleure tenue. C’est une finition qu’on ne voit que sur les espadrilles les plus travaillées et qui sont complètement absentes des modèles d’entrée de gamme, même ceux fabriqués à Mauleon. Résultat: un tissu qui s’affesse et un maintient beaucoup moins bon.

Le maintien du tissu est ici bien meilleur.

On a aussi choisi une couture renforcée en croix entre l’avant et l’arrière. C’est d’ailleurs la liaison avant-arrière qui donne le léger bourrelet que vous pouvez voir au milieu: c’est un compromis esthétique choisi volontairement et qui renforce considérablement la durabilité de l’espadrille.

Le renfort à l’avant

Il est soit complètement absent, soit réalisé dans le même tissu (donc pas si résistant). Il est beaucoup plus rare de le trouver en toile de jute.

Avoir un bout dur est pour moi indispensable sur une espadrille (et c’est malheureusement beaucoup trop rare sur les espadrilles made in France) : ce constat était d’autant plus évident pour Amboh lorsqu’on connaît l’état des trottoirs à Phnom Penh.

II UN TISSU PREMIUM ORIGINAL, ET QUI PREND BIEN LA LUMIERE

Il restait évidemment la question des tissus : si ceux utilisés par Amboh sont qualitatifs, leur esthétique typiquement khmère, parfois un peu criarde ne convenait pas forcément toujours à la sobriété française.

Il n’était pour autant pas question de se contenter de simples espadrilles unies, et encore moins d’espadrilles en krama (l’écharpe traditionnelle du Cambodge).

Pourquoi pas d’espadrilles en krama ? Si le krama est le produit qu’on connaît le plus du Cambodge, c’est aussi celui qui représente le moins son savoir-faire. Il est facile d’en trouver au marché à quelques dollars avec des mélanges coton/polyester et une résistance très moyenne aux lavages.

En plus d’être souvent confectionné dans des matières cheap, c’est un produit absolument sans intérêt en terme de textures.

Notre coton premium avec texture diamant

Vous le savez, un de nos premiers produits du Cambodge était l’écharpe en soie sauvage: une matière qualitative, luxueuse et durable mais beaucoup trop précieuse pour des chaussures (en particulier en terme de coloris).

Il nous fallait plutôt du coton, et nous avions mis un certain temps à trouver un coton qui soit intéressant en terme de style, et aussi qualitatif. L’idée a justement commencé à germer lorsque nous vous avions déniché les écharpes de la gamme Héritage en coton avec motif diamant;

Il s’agit d’un coton ultra épais, assez résistant pour des espadrilles mais au tissage assez aéré pour garder vos pieds au frais.

La texture

En France et en Italie, il est surtout réalisé à la machine. Au Cambodge, il est encore entièrement réalisé à la main, en utilisant des métiers à tisser complexes pour réaliser un motif à la texture riche à plusieurs dimensions. Ce motif diamant (qui est appelé Lboeuk en khmer) est l’un des motifs traditionnels les plus connus et les plus élaborés au Cambodge.

Il est souvent porté lors de cérémonies officielles et religieuses. Il est extrêmement représentatif des traditions, du savoir-faire et de la culture khmère.

III AMBOH: DES ESPADRILLES PREVUES POUR ETRE PORTEES TOUTE L’ANNEE

Des espadrilles prévues pour résister à des conditions BEAUCOUP plus difficiles qu’en France à la fois en terme de climat, et aussi en terme de paysage urbain (non le Cambodge ce n’est pas forcément les temples d’Angkor, où les seuls parcs dégagés qu’on veut bien vous montrer à PP).

La capitale est surtout le symbole d’une urbanisation galopante et chaotique, où tout a d’abord été pensé pour les déplacements motorisés et pas pour les piétons et où on est malheureusement TRES loin des standards européens de propreté et de recyclage (c’est ce que vous pouvez voir sur la vidéo).

L’état des trottoirs à Phnom Penh (quand il y en a) incite donc fortement à avoir des chaussures increvables, et le climat parfois extrême en terme de chaleur (plus de 40 degrés en saison sèche) des chaussures également respirables.

Les températures élevées étant permanentes au Cambodge (avec tout de même quelques variations entre saison sèche et saison des pluies), les espadrilles peuvent se porter toute l’année: Amboh travaille donc sur son produit pour l’améliorer toute l’année. La saison des pluies mets par ailleurs les chaussures à rude épreuve du fait d’averses torrentielles quasi quotidiennes.

IV PRODUIT SOCIAL ET BILAN CARBONE

Vous le savez, je n’aime pas foncièrement mettre en avant le côté éthique des produits khmers que vous trouvez sur JamaisVulgaire, et je préfère plutôt vous expliquer en quoi ils sont qualitatifs, et largement compétitifs par rapport à ce qui se fait sur le marché français.

Si vous commandez, c’est avant tout car vous devez être convaincu de la qualité.

Colorsilk: nos écharpes motif diamant

Notre nouveau fournisseur finance à Takeo un centre de formation aux techniques de tissage: l’objectif est de transmettre de générations en générations les techniques ancestrales de tissage de la soie (qui se faisaient de plus en plus rares)?

Il s’adresse à des femmes de foyers modestes qui auraient sinon cherché des métiers bien moins gratifiants, voire dangereux. (sans oublier que dans les régions reculées du Cambodge, on délaisse souvent l’éducation des filles au profit de celles des garçons, ce qui les rend encore plus vulnérables)

Elles reçoivent chacune 5 mois de formation gratuite, un prêt pour acheter et mettre en place la machine à tisser, les matériaux bruts (la soie ainsi que la teinture) ainsi qu’une assistance technique pour les motifs.
Elles peuvent ainsi travailler de chez elles et rester proches de leurs familles (en étant plus indépendantes).

Amboh

L’atelier d’Amboh emploie 6 artisans, âgés de 23 à 36 ans . Les savoirs-faire employés sont bien plus pointus que dans les usines textiles classiques du Cambodge: les salaires y sont donc beaucoup plus élevés et permettent aux employés d’avoir une vraie stabilité sur le long-terme avec un accès aux crédits.

Ils bénéficient également d’une assurance maladie (les soins sont très coûteux au Cambodge) et d’un day-care (les enfants des artisans peuvent les rejoindre à l’atelier lorsqu’ils ont fini les cours).

Et le bilan carbone dans tout ça ?

Une question tout à fait légitime que certains d’entre vous nous ont demandé: qu’en est-il du bilan carbone lorsqu’on achète depuis la France des espadrilles au Cambodge, alors qu’on peut très bien en trouver au Pays Basque ?

Amboh: une production locale

Les espadrilles sont confectionnées comme vous l’avez compris à partir du même tissu que nos écharpes, à Takeo dans un atelier avec des conditions de travail maîtrisées. Seule la semelle en jute est importée de Chine, et plus précisément de Guangzhou.
Le seul coût notable en terme de bilan carbone est l’acheminement des espadrilles de Phnom Penh vers la France.

Les espadrille made in France: un bilan carbone pas si avantageux

Si les espadrilles sont bien fabriquées en France, les matières première viennent malheureusement rarement d’Europe et sont plus souvent importées d’Asie et d’Inde (en particulier pour les semelles en jute). Même pour les espadrilles les plus qualitatives dont l’atelier fabriquent eux-même la semelle, la corde est elle aussi importée.

Passons maintenant aux espadrilles à proprement parler 🙂

IV LES MODELES DISPONIBLES

Vert, le plus casual

Variation: les vertes contrastantes

Conseils de style:

Elles sont casual et faciles à porter: j’ai choisi une tenue simple et sans prise de risque qui permet aussi de les porter dans un cadre urbain.  Je porte ici une chemise oxford rayée Octobre Editions ainsi qu’un chino Cremieux, le tout avec une ceinture estivale Atelier Particulier.

Nos espadrilles sont disponibles ici jusqu’au dimanche 16 Juin inclus, pour une livraison avant le 10 Juillet

 

Bleu, le plus polyvalent

Il s’agit pour moi de la couleur la plus facile à porter.

Variation: les bleu contrastantes

Conseils de style

J’ai choisi une tenue légèrement plus habillée (toutes proportions gardées, on reste tout de même dans un cadre très décontracté) avec un chino beige Confident (ici sans pli frontal, mais qui aurait aussi pu avoir sans problème un pli frontal, voire un revers apparent en bas pour un rendu moins casual.

Etrangement, le motif diamant des espadrilles est plus permissif qu’il n’y paraît: on peut facile porter espadrilles bleu + chemise bleue (ici Swann&Oscar en laine et soie) sans qu’on ait l’impression d’un matching forcé grâce à un beau contraste de matière entre la texture diamant d’une part et le denim soie plus habillé d’autre part.

Bordeau, le plus original

C’est ma couleur préférée du lot: elle est un peu plus habillée que les autres et donne un aspect un peu plus habillé à la texture.
Je les porte ici avec un chino Incotex avec trame contrastante justement assortie aux espadrilles (un hasard complet, mais une combinaison qui heureusement n’en fait pas trop).

Conseils de style:

C’est la paire qui a pour moi le plus de caractère: elle se porte du coup plus logiquement avec des pièces un peu patinées. Ici, je les porte avec une chemise Bénie (une marque dont on vous avait déjà parlé ici dont la laine mérinos est littéralement du pain béni (aha) pour les températures du Cambodge) et un chino Incotex marron, un peu patiné: la combinaison des deux donne une tenue authentique, avec en bonus le matching de la trame du chino avec les espadrilles (qui reste relativement discret, sur une couleur pas trop vive, donc ça passe).

Dernier détail: nos espadrilles sont unisexes (on vous les propose d’ailleurs à partir du 35). Il s’agit d’un beau cadeau à offrir à votre copine qui pourra les porter sans efforts dans une tenue d’été féminine, simple et légère.

 

Crédits photo: Merci à Alicia Hamet

Nos espadrilles sont disponibles ici : il s’agit de la deuxième vague de précommandes, ouverte jusqu’au 9 Juillet pour une livraison entre le 3 et le 10 Août.

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