BONNEGUEULE: DU BLOG DE MODE MASCULINE A LA LIGNE DE VETEMENT (+TEST BIEN ARROSE DU COSTUME ET DE LA CHEMISE EN LIN)

Vous savez quels sont les articles les plus difficiles a rédiger ?

Ceux qui portent sur des sujets que vous connaissez déjà à peu près tous, et sur lesquels je dois tout de même vous apporter une réelle valeur ajoutée.
Et BonneGueule est ainsi celui qui répond le mieux à cette description: beaucoup d’entre vous fréquentent régulièrement ce site en parallèle de JamaisVulgaire, et ont découvert JamaisVulgaire via ce biais.

J’ai ainsi pu tester le costume en twill bleu marine ainsi que la chemise rayée en lin. ( et j’ai eu la -pas si bonne idee- de le faire au Cambodge).

Avant cela, on va voir en première partie comment un blog de mode masculine à put se lancer de la rédaction de son premier article à sa première ligne de costumes qu’on va ensuite tester (ainsi que la chemise en lin de la ligne Sprezzatura).

I BonneGueule du blog de mode masculine jusqu’à la ligne en propre

1 Les débuts: un contenu qui s’est constamment amélioré de 2007 à 2011

À moins d’avoir fait plusieurs blogs, les premiers articles sont rarement les plus réussis, c’est le cas sur JamaisVulgaire et c’est aussi le cas sur BonneGueule. Pas grand chose ne préfigurait un contenu qui se démarque particulièrement avec des articles assez courts comme le faisaient à l’époque tant d’autres blogs.

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C’est à partir de 2010-2011 que le contenu devient plus qualitatif: Benoît entame un excellent travail de pédagogie en se concentrant surtout sur l’État d’esprit à adopter pour progresser rapidement.

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(l’article Uniqlo fût mon tout premier article, il y a de ça bientôt 6 ans)

J’y fais aussi mes premiers pas et, avec Gill nous decryptons à tour de rôle différentes pièces et créateurs : il s’agit a l’époque des premières sélections sur les blogs de mode masculine ou les marques étaient vraiment décrites en détails et ou des conseils de style étaient présents. (et on retrouve toujours même aujourd’hui le même format pour les tests de vêtements).

Cette combinaison à l’époque encore inédite permet de démarrer avec un bon état d’esprit et en ayant des bons repères en terme de marques, en se donnant un peu la peine de fouiller.
On avait même publié nos premières vidéos, il y a 4 ans (énorme vidéo dossier où je regrette fortement mes choix capillaires):

2 La première avancée: le BonneGueule Book

Il fallait encore rendre ce socle de connaissance un peu plus digeste, et synthétique : ça a été le rôle du BonneGueule Book en 2011, mieux connu maintenant sous le nom de Guide de l’homme stylé (l’édition papier sortie en 2012) écrit par Benoît et Geoffrey (avec quelques passages par Gill et moi-même sous mon pseudo geek de l’époque, Khal)

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Le BonneGueule Book en 2011 pose les bases d’une vision du vêtement nouvelle, qui s’appuie sur des vêtements intemporels, faciles a porter et avec une vraie qualité à laquelle adhèrent la plupart des lecteurs.

3 Collaborations et programmes BonneGueule

Il fallait à présent donner de la matière à cette vision et la concrétiser : c’est ce qui est arrivé avec la collaboration Renhsen, lancee par Benoît et Geoffrey, sur un Jean brut selvedge.
Tout comme pour le BonneGueule Book, le succès est immédiat et la centaine de jeans produits est écoulée sur quelques jours: le jean brut selvedge était le produit idéal pour mettre en pratique cette conception intemporelle et qualitative de la mode masculine. Il s’agissait du projet PANDA, qui a suivit un mois de pérégrinations de Benoit et Geoffrey aux Etats-Unis sur les traces des premiers pionniers.

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Les collaborations deviennent un nouveau modèle économique pour BonneGueule qui permet à la fois de bien évaluer les besoins des lecteurs et aussi de monter en compétence dans la production de vêtements, autant en terme de production que de sourcing: tout le monde est gagnant puisque les marques gagnent en visibilité et acceptent donc de baisser leurs prix.

Beaucoup d’entre elles sont aussi des succès ( notamment celles avec Melinda Gloss), certaines comme la collaboration avec Someone reçoivent un accueil plus mitige.

Une étape supplémentaire est franchie avec le projet Titanium (en référence à Titanium, de David Guetta, un titre cher à Benoît) maintenant appelé le programme BonneGueule: un site à abonnement avec des vidéos de créateurs et des tutoriaux sur la mode masculine. (l’idée était de pouvoir assimiler autant de connaissances que dans un relooking, mais dans le confort de son canapé). Elle permet de se rapprocher encore davantage des lecteurs de BonneGueule pour encore mieux cerner ses attentes.

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4 Le projet Starship: la ligne BonneGueule

La ligne BonneGueule est lancée après deux ans de collaborations, de suivi et d’échange avec les lecteurs , et donc avec une belle expérience dans le domaine.

Le projet Starship: c’est le nom donné à la ligne BonneGueule avant son lancement. Et pour cause, il s’agissait sûrement du plus gros lancement du site en terme d’investissement et de temps.
(en référence au titre de Nicky Minaj, un titre cher à Benoît)

Elle comptait à l’époque quatre pièces produites dans des centaines d’exemplaires. Une très grosse partie du travail s’est effectuée sur le site de vente shop.bonnegueule.fr .

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Le site

Il faut avouer que c’est une sacrée réussite en terme de présentation , j’ai rarement vu des pages aussi bien faites et structurées: on retrouve à chaque fois une vidéo de présentation, les caractéristiques techniques des vêtements en terme de finition et de matières. Les conseils de style sont un des gros points forts vu que l’equipe BonneGueule possède une belle variété de styles.
On pouvait éventuellement reprocher un manque de caractère aux premières pièces (du basique un peu trop basique en somme): la ligne a cependant depuis bien mûrit.

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Après plusieurs gros lancement thématiques, qui répondent bien aux grosses tendances de la mode masculine ( Japan Line pour la ligne workwear premium avec tissus japonais, Sprezzatura pour la ligne d’été habillée ), BonneGueule s’est attaque au vestiaire formel, et c’est ici que ce test intervient.

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II LIGNE FORMELLE BONNEGUEULE: TEST DU COSTUME

Test du costume

C’est le fer de lance de la ligne: il fallait trouver une valeur ajoutée par rapport à l’offre existante. Ça s’est fait pour moi surtout à travers le tissu Fratelli Tallia du Delfino, un nom reconnu dans le secteur du tissu technique.

L’offre de tissu technique

Le test le plus classique est de renverser de l’eau dessus: j’ai eu de la chance car j’ai pu comparer le résultat le même jour sur ce tissu Fratelli et sur le tissu iTravel de Cerruti.

Fratelli en sort largement gagnant et est complètement sec après l’avoir essuyé un peu, c’est moins vrai dans le cas de la laine iTravel qui reste ensuite un peu humide, en l’essuyant bien plus.
On reste par contre en dessous des tissus techniques utilisés chez Eclectic, notamment sur la veste City. ( on est à 750 euros la veste donc c’est sur que c’est plus quali).

Voici le GIF de démonstration de BonneGueule:

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Ce n’était pas assez aggressif à mon goût, j’ai du coup fait le test avec une douchette. Pour info, c’est ce qui est utilisé dans les toilettes asiatiques (les débats sur l’utilisation et l’hygiène liée à la douchette enflamment les foules, mais ce n’est pas le sujet de cet article):

Ma douchette, à droite.

Evidemment, ce n’est pas tout à fait sec après l’avoir secoué et ça prendra une petite heure pour que ça le devienne (ce qui en soit n’est tout de même pas grand chose vu le volume d’eau reçu), mais au moins vous saurez que tout n’est pas perdu si on vous attaque au tuyau d’arrosage.

Bref, le tissu Fratelli Tallia Di Delfino serait un moyen/haut de gamme entre le iTravel de Cerruti (entrée de gamme) et les tissus techniques d’eclectic.

Les couleurs

C’est ici justement que BonneGueule est parvenue à donner du caractère à ses costumes en adoptant des matières originales mais faciles à porter.
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Un bleu clair chiné

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Un gris anthracite Prince de Galles

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Un twill bleu marine (pour lequel j’ai donc opté)

J’ai au début longuement hésité entre le twill bleu marine et le bleu clair chiné: c’est au final le bleu marine qui s’est imposé car je n’avais pas encore de costume 4 saisons de cette couleur (alors que c’est LE basique à avoir) et que la couleur est particulièrement profonde.

Les proportions

Les revers

Ils sont relativement fins, mais largement moins que chez d’autres marques . Ils sont probablement encore un chouia trop fins dans l’absolu, par rapport à la règle qui veut que les revers arrivent au milieu de la ligne d’épaule mais un juste compromis à été trouve pour mieux respecter les proportions, sans pour autant déstabiliser le public par rapport a ce qui se fait actuellement.

Confection

Tout est fait en Roumanie, et on retrouve dans le costume de nombreux signes de qualité qui vous seront sûrement familiers.
Si vous suivez attentivement JamaisVulgaire, vous n’aurez pas de mal à les reconnaître et à voir des points communs avec d’autres marques.
Pour cet article (et aussi pour les suivants), on va commencer à trier les finitions en fonction de leur rôle dans le vêtement, histoire de ne pas refaire une éternelle liste.
J’en ai distingué trois types:
les finitions sartoriales: elles ont davantage un rôle esthétique que pratique et servent surtout à montrer un savoir-faire artisanal et un travail manuel (milanaise, poche barchetta, kissing buttons etc)
les finitions de renfort: elles solidifient les coutures (coutures en demi-lune, points d’arrêt etc)
les finitions de confort et d’hygiène: elles absorbent la transpiration et permettent de limiter les frottements, le contact de la peau avec le tissu et de prolonger sa durée de vie. Elles rendent sinon le vêtement plus agréable à porter ( salières, fond de propreté et ouverture à l’anglaise, voire éventuellement poche smartphone).

Les finitions sartoriales

On trouve d’abord la poche poitrine incurvée, dite barchetta. Elle est obligatoirement fait main et permet une courbe assez subtile difficile à retrouver autrement.
Dans le même registre on retrouve la milanaise faite main, réalisée par une ouvrière experte de l’usine spécialisée dans cette operation.

Les finitions de renfort

Le signe de qualité caractéristique de cette usine roumaine (qui en mets vraiment partout, mais on ne s’en plaindra pas), ce sont les coutures en demi-lune.

On les retrouve sur chacune des poches intérieures ainsi que sur les poches arrières du pantalon

Les finitions de confort et d’hygiène

Il s’agit du fond de propreté au pantalon ainsi que des salières aux aisselles (qui sont elles bien utiles au Cambodge).

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L’ouverture à l’anglaise permets de gagner quelques centimètres d’aisance bien utiles après un bon repas.


La poche smartphone


Une poche qu’on retrouve de plus en plus souvent sur les costumes, et qui est ici aussi présente sur la veste BonneGueule.
Attention par contre aux dimensions qui sont surtout adaptées aux iphones mais qui sont insuffisantes pour un smartphone format 7″ (type Samsung Galaxy Note, ou encore dans le cas présent Honor 7)

La construction

Il s’agit en fait de ma première veste qui combine à la fois des épaules naturelles, sans padding, et un semi-entoilage, pour une bonne structure au niveau des revers. Et la sensation est assez inhabituelle lors des premiers ports.
La construction des épaules permets à la fois d’avoir le confort d’une veste déstructurée combiné à la structure du semi-entoilé


L’emmanchure haute combinée à l’épaule naturelle permets au final beaucoup de liberté dans les mouvements. Tandis que le semi-entoilage assure une bonne structure et un bon roulé de revers.

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En fouillant un peu derrière la doublure en haut du dos et près des manches, vous pourrez apprécier vous même la construction et distinguer le thermocollant du crin de cheval, avec précaution tout de même.

Conseils de style

Le gros point fort de ce costume, c’est qu’il est facilement dépareillable.
La veste est assez courte pour pouvoir se porter dans une tenue plus casual, avec par exemple un chino ou un jean brut: les finitions ne sont pas trop formelles. Et surtout, une texture discrète est présente dans les trois coloris: que ça soit un Prince de Galles avec le gris anthracite, des carreaux avec le bleu clair ou un twill en bleu marine (c’est sûrement lui qui est d’ailleurs le plus discret).
C’est aussi la construction extrêmement souple et les épaules naturelles qui permettent de la dépareiller facilement.

 

Le pantalon est lui aussi bien dépareillable grâce à une taille pas trop haute (ni trop basse, on touche ici un bon compromis) et une ouverture en bas de 19 cm, qui permets de porter aussi bien des chaussures formelles, que des sneakers ou des boots.
Seul le pli à l’avant implique une tenue habillée, mais sachez que vous pouvez aussi demander à n’importe quel bon pressing de l’enlever pour avoir un avant plat, du coup beaucoup moins formel, mais bien plus polyvalent. (c’est ce que j’ai fait au Cambodge étant donné que j’ai peu l’occasion d’y porter le costume intégral).
Le style du pantalon peut aussi se changer avec l’ourlet: un ourlet apparent oversize de 7 cm le rendra plus casual qu’un ourlet caché classique qui permets au pantalon simplement de casser le pli.

Exemple de tenue

Le tissu est un Super 130’s à 280 gramme, ce qui en fait un bon tissu quatre saison. J’ai voulu faire le malin et tester à fond ce concept de “Quatre saisons’ en le portant au Cambodge en pleine saison sèche.
Geoffrey m’avait mit en garde là dessus: aux alentours des 30 degrés en plein soleil, ça commence à tenir bien chaud. J’ai cela dit été très agréablement surpris car ça aurait été bien pire avec bien des costumes et celui-ci s’en sort plutôt honorablement: je peux donc déjà vous le conseiller aveuglément pour le porter vers les 25 degrés.

Je l’ai combiné à la chemise en lin (de la ligne Sprezzatura, qu’on va aussi tester ici) pour une tenue la plus légère et respirante possible et à une cravate Office Artist bleue nuit (j’étais au début sceptique sur l’assemblage, mais le rendu n’est au final pas trop monochrome).

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Koh Pich est une partie de Phnom Penh qu’on montre très rarement, et pourtant significative de l’évolution à vitesse grand V de la ville

On se rend ici du coup bien compte de la taille modérée du pantalon, et du bon compromis trouvé sur la longueur de la veste.

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CONCLUSION

Un costume polyvalent, avec un bleu profond et un twill discret ainsi qu’une construction qui le rends très agréable au porté. La qualité des finitions, de la construction et surtout de la matière en font par contre un très bon rapport qualité/prix à 620 euros.

Note formelle : 9/10 ( Le costume bleu marine est le premier à posséder dans sa garde-robe, le twill discret ne le rends pas foncièrement plus difficile à porter)

Note casual : 7/10 (les dimensions et la construction permettent de le dépareiller facilement).

Prise de risque : 0/10 (Difficile de prendre des risques en achetant ce qui ne peut qu’être un bon costume quatre saisons).

Rapport qualité/prix : 9/10 (Excellent, surtout au vu de la matière utilisée)

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III LIGNE SPREZZATURA: TEST DE LA CHEMISE EN LIN

Vous le savez, le lin est une matière ultra respirante bien adaptée à l’été et elle est idéale pour évacuer l’humidité.
Attention par contre ça ne veut pas dire que c’est la matière la plus légère (pour l’instant, je n’ai pas encore vu mieux que les tissus très fins simple retors type 120 ou 130/1, qui sont en revanche plus fragiles)

Autres remarques: le lin est un peu plus difficile à repasser que les autres tissus, c’est donc complètement normal qu’il y ait encore quelques plis même après un repassage acharné.

La chemise a été conçue pour un port formel donc le port décontracté est moins satisfaisant: avec les deux boutons ouverts, le col reste encore un peu rigide. C’est aussi dû au tissu qui va s’adoucir au fur et à mesure des lavages consécutifs mais aussi au thermocollage qui a été renforcé.

La chemise est portable en casual, mais n’a pas été conçue pour ça, d’où la rigidité du col

Les autres finitions habituelles sont là: hirondelles de renfort, dernière boutonnière à l’horizontale et boutons en nacre montés sur queue.

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La coupe est bien pensée: assez prêt du corps pour une allure soignée mais pas trop pour qu’elle reste confortable et surtout qu’elle laisse bien l’air passer (ce qui est le but d’une chemise d’été).

CONCLUSION

Pas ma chemise la plus légère, mais par contre celle qui gère le mieux les quelques grosses bouffées de chaleur qu’on peut avoir à Phnom Penh. Les finitions soignées ne gâchent rien: la chemise a par contre été conçue comme formelle, d’où un col rigide.

Note formelle : 7/10 (Le rendu du lin en fera forcément une pièce moins habillée que de la popeline de coton ultra lisse, même si les rayures très sages sauvent bien la mise).

Note casual : 5/10 (ça se fait, mais le col est rigide )

Prise de risque : 2/10 ( On a forcément besoin à un moment d’une chemise d’été qui respire)

Rapport qualité/prix : 9/10 (très correct à 115 euros).

La chemise en lin BonneGueule est disponible ici.

Merci à Cassandre Spingler pour les photos.

 

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