BERTELLES: LES BRETELLES MODERNISEES AVEC GOUT (ET LANCEMENT DE NOTRE COLLABORATION)

Chez JamaisVulgaire, on prend beaucoup de plaisir à vous proposer des accessoires qui sortent de l’ordinaire.

On a pu sur 2018 vous présenter les cravates Cinabre, mais aussi les écharpes en soie sauvage du Cambodge: les bretelles sont un gros pas en avant dans un style plus affirmé et plus sartorial.

Si le pari de cet accessoire est risqué, on pense aussi qu’elles sont une pièce à part entière d’une garde-robe intemporelle, et que tous les ingrédients sont là pour qu’elles soient maintenant bien plus facile à porter dans un style habillé, sans pour autant être excentrique.

On vous a ainsi déniché une jeune marque belge spécialisée dans la bretelle, avec un excellent rapport qualité/prix et surtout une belle sensibilité pour des bretelles habillées avec de belles matières et un travail subtil sur la texture.

Jusqu’au 9 Décembre, on vous propose une sélection de deux modèles chez Bertelles à 64 euros au lieu de 80 euros, frais de port compris en France métropolitaine. Les quantités sont limitées à 20 par modèle. On vous offre par ailleurs un pack de six boutons pour 10 euros (au lieu de 16) pour toute commande d’une paire de bretelles.

Nous avons vraiment voulut faire des bretelles un accessoire plus accessible, autant en terme de prix que de style à travers cet article et notre guide des bretelles.

I BERTELLES: UN GROS COUP DE JEUNE AUX BRETELLES

1 Un fondateur d’expérience: Gilles Grosjean

Bertelles est fondée en 2015 par Gilles Grosjean. Derrière ce nom se cache un entrepreneur très familier de la mode masculine puisqu’il est à l’origine de la marque Abbie&Rose, que nous avions testée plus tôt dans l’année.


Jamais à court de projet, c’est une fois Abbie&Rose bien lancée et établie qu’il a commencé Bertelles en side-project. Un side-project qui prend rapidement beaucoup de place dans la vie de Gilles puisqu’il arrive à 100K de CA de chiffres d’affaires dès la seconde année.

Tout comme Abbie&Rose, le ton est assez léger et décalé, comme en témoigne le logo de la marque: un crabe et ses pinces. Il reste relativement discret, même sur le macaron en cuir de la marque visible au dos.

La confection

Si le succès est rapide en terme de volumes, c’est que Bertelles n’a pas non plus lésiné sur la qualité: les bretelles sont confectionnées à 100% en Belgique et disposent du label Handmade in Belgium.
Il s’avère d’ailleurs que le plus gros producteur d’élastiques de bretelles se situe en fait en Belgique.

Le modèle économique:

Nous ne sommes pas ici sur une marque sans intermédiaire, mais la marque n’a par contre de boutique en propre, un fonctionnement assez lean et pratique une politique de prix agressive.

Le focus a été mis rapidement sur le circuit de distribution (en témoigne l’onglet partenaire visible directement sur la homepage du site): l’idée sur un produit comme la bretelle est d’avoir de nombreuses boutiques partenaires afin d’avoir des économies de volume auprès des fournisseurs.

La gamme à pinces

Tout comme Abbie&Rose et la chemise, l’idée de Bertelles est de rendre la bretelle plus accessible et de la moderniser: de prime abord, la marque s’adresse à un public casual qui veut se faire plaisir et donner un soupçon d’originalité à ses tenues décontractées. Ca se voit d’ailleurs avec les propositions de tenues faites à travers la mascotte de la marque, Berty:


Ainsi, la marque propose de nombreux coloris et textures dans une version simple à pinces. Celles-ci étant pour nous bien plus adaptées à un port casual dans un style rock, c’est un style sur lequel il est facile de faire une faute de goût donc ce n’est pas celui que nous allons mettre en avant.

La gamme Superior, à boutons

On trouve autrement une gamme Superior plus classique et traditionnelle avec des attaches en cuir qui peuvent être à pince ou à boutons. Même si cette gamme habillée n’est pas le positionnement premier de la marque, celle-ci n’a pas grand chose à envier à des noms plus prestigieux de la bretelle comme Albert Thurston.

Les coloris y sont déjà beaucoup plus classiques et on s’appuie sur des jeux beaucoup plus subtils de matière. Comme on vous l’avait indiqué dans le guide ultime des bretelles, trois options s’offrent à vous pour les pantalons à boutons:
-vous en procurer un avec les boutons directement cousus, soit chez un tailleur, soit en prêt à porter (ce qui est plus rare)
-aller chez un retoucheur/couturier pour faire coudre des boutons de bretelle
-opter pour des boutons amovibles (on en parle plus bas)

Quels types de pantalon pour bien porter ces bretelles ?

Il vous faudra des pantalons à la fois
-sans passants
-taille haute (qui tombent entre la hanche et le nombril, pas en dessous de la hanche en tout cas)
-idéalement avec de jolis jeux de volume et de plis au niveau des cuisses

Si ce type de pantalons était auparavant l’apanage de la mesure, réservé à un style très habillé et formel, il tend à se démocratiser dans le prêt à porter avec des marques comme Pini Parma, Silbon ou encore Scavini.

Voici une petite sélection pour tous les budgets ( mais non exhaustive):

Les pantalons habillés Silbon, 89 euros: l’option la plus accessible. En revanche il est seulement disponible dans une laine grise assez formelle, et n’a pas de boutons de bretelles.

Les pantalons deux pinces coupe S4 Scavini, 160 euros : de beaux jeux de volumes au niveau de la cuisse grâce aux deux plis, mais en même temps un fit impeccable aux chevilles, avec en prime des boutons de bretelles intégrés. C’est exactement ce que l’on recherche.

Les pantalons Soragna de Pini Parma, 189 euros : de très beaux jeux de plis, des matières affirmés et une ceinture large avec un onglet décalé qui lui donne beaucoup de caractère. Les boutons de bretelle ne sont pas présent de base mais peuvent être rajoutés à l’achat. (sans suppléments)

II LES BRETELLES DE LA SELECTION JAMAISVULGAIRE

Vous l’aurez compris, la sélection JamaisVulgaire se compose exclusivement de bretelles de la gamme Superior. Ces bretelles sont évidemment ultra habillées: si nous avons choisi la marque Bertelles, c’est pour sa capacité à vous proposer des motifs et textures qui donnent un nouveau souffle à ce type d’accessoires.
Nous avons donc retenu un modèle facile à porter, et un modèle plus affirmé et habillé.

1 Les bretelles motifs chevrons

S’il y avait un motif à exploiter pour donner un côté légèrement plus décontracté à ce genre de bretelles, c’était bien le motif chevrons, avec son côté légèrement Gentleman Farmer. Ce chevron a en plus le mérite d’être décliné dans un bleu marine qui se portera facilement avec la plupart des motifs et des couleurs (même proche, comme ici avec ce costume pied de poule).

Plutôt en largeur, le chevron donne du caractère et de la consistance à une tenue (pratique si vous êtes un peu fin) tout en rajoutant un travail de texture, et sans trop surcharger en terme de couleurs.

On le porte ici avec un costume pied de poule bleu, et une chemise unie afin de ne pas surcharger le rendu global. On le voit bien, le motif chevrons et pied de poule, puisant tous les deux leurs origines dans le registre countryside et gentleman farmer, s’accordent particulièrement bien.
Etant donné les tons assez neutres de l’ensemble de la tenue, on peut se permettre une touche de couleur à travers la cravate et la pochette.

Afin de ne pas surcharger la tenue, le manteau choisi (de chez Gastby Paris) est assez simple en terme de finitions.

Manteau Gastby Paris, cravate Gentlemenclover, chemise Paname Collections, pantalon Scavini, montres Omega

Ce chevron bleu marine contraste d’ailleurs particulièrement bien avec le cuir marron.

2 Les bretelles à rayures colonel

Il s’agit des bretelles les plus habillées et formelles à travers ce contraste de bleu et de rouge assez voyant: il s’agit par ailleurs de couleurs assez formelles qui évoquent une position de pouvoir (surtout le rouge). Elles rappellent furieusement celles que Michael Douglas portait dans Wall Street.

Petite parenthèse à ce propos: Michael Douglas était pour ce film habillé par Alan Flusser, l’auteur de la bible du menswear Dressing the Man. Les bretelles étaient indispensables du fait de la coupe très ample des pantalons: du fait de la taille très mince de l’acteur ils n’auraient sans elles pas tenus à la taille. Ces pantalons amples étaient en revanche nécessaires pour donner de la carrure à l’acteur et faire echo au power suit avec énormément de padding en haut.

Comme on vous l’a dit plus haut, on retrouve justement de nos jours en plus en plus de pantalons avec jeux de volume au niveau des cuisses, mais par contre avec des bas plus fitté, en particulier au niveau de la cheville, afin de mettre davantage les chaussures en valeur et d’avoir un rendu plus moderne:

On est bien d’accord, ce genre de fit n’est plus vraiment d’actualité: rassurez-vous, les bretelles sont aussi adaptées à des coupes plus modernes.

Ces rayures verticales sont bien pratiques pour allonger une silhouette, encore plus si vous la combinez avec un costume et une chemise à rayures (bien évidemment de dimensions complètement différentes). Elles peuvent également apporter du motif à un costume lorsqu’elles sont portées avec de l’uni.

On les porte ici avec un costume gris, une chemise blanche et une cravate verte. L’association de la cravate verte et des bretelles rouge et bleu peut paraître un peu too much, mais il ne faut pas oublier que les bretelles ne sont pas visibles veste fermée.

On est bien sûr sur des bretelles fines, très faciles à porter et complètement invisibles sous un gilet (même près du corps)

Elles restent aussi complètement invisibles sous une veste deux boutons classique fermée:

Costume Silbon, chemise Cotton Society, cravate Gentlemenclover, richelieu Carmina, pochette Monsieur London.

 

En ouvrant la veste, on a tout de suite une élégance un peu plus nonchalante car on laisse apparaître les  bretelles apparentes, ainsi que le jeu de plis et de volumes du pantalon:

Comme pour la première tenue, on compose ici avec un pantalon à pinces Silbon, encore plus proche du pantalon Ghurka grâce à sa petite poche à rabat boutonné.

Utiles pour donner de la verticalité à une tenue et à allonger une silhouette, en la combinant avec des rayures de dimensions différentes.

3 Les finitions

Elles sont assez classiques: on trouve une sangle d’ajustement.

L’embout en cuir laisse la possibilité d’utiliser soit les pinces classiques soit les attaches en cuir et les boutons.

Les attaches en cuir se fixent simplement sur les boutons déjà intégrés à votre pantalon.

On trouve au dos un macaron avec le logo de la marque embossé: une note légèrement décalée mais qui reste discrète et de bon goût.

3 Et si vous n’avez pas de pantalons à boutons ?

Il est tout à fait possible d’avoir un pantalon sans passants (qui se ressert avec simplement des ajusteurs latéraux), mais aussi sans boutons de bretelles. Un set de six boutons amovibles est aussi disponible dans ce cas, faciles à mettre (en quelques minutes) à votre pantalon. On vous conseille cependant de mettre ces boutons et d’attacher les bretelles avant d’enfiler votre pantalon.

Même s’il s’agit de boutons clippables, ceux-ci ont en rendu plutôt habillé et se portent donc très facilement de manière apparente, un peu à la façon de Gary Cooper sur cette photo:

Avec les boutons amovibles de Bertelles, le rendu est tout aussi convaincant:

Sortie des bretelles Bertelles chez JamaisVulgaire:

Jusqu’au 9 Décembre, on vous propose une sélection de deux modèles chez Bertelles à 64 euros au lieu de 80 euros, frais de port compris en France métropolitaine. Les quantités sont limitées à 20 par modèle. On vous offre par ailleurs un pack de six boutons pour 10 euros (au lieu de 16) pour toute commande d’une paire de bretelles.

Nous avons vraiment voulut faire des bretelles un accessoire plus accessible, autant en terme de prix que de style à travers cet article et notre guide des bretelles.

Crédits photos: Iléna Théa Kim.

Vous aimerez peut-être:

Partagez42
Tweetez
Enregistrer
42 Partages