TEST JUCH PARIS : UNE JEUNE MARQUE DE CHAUSSURES PROMETTEUSE

Test Juch : les doubles boucles et les chelsea boots à l’épreuve

Il souffle un vent de renouveau..

L’entrepreneuriat est un sujet très proche de Jamais Vulgaire. Alors que tout va désormais plus vite, et que la technologie et les start-ups qui y sont liées décollent à un rythme effréné, nous vivons une période qui est sous le signe du renouvellement constant.

Mais encore heureux, tout n’est pas que technologie. Les savoirs-faire ancestraux attachés au monde de la mode ont encore de beaux jours devant eux, avec un joli panorama de nouvelles marques qui arrivent progressivement sur le marché. Il s’agit très souvent de professionnels du secteur, qui après un certain temps à approfondir leur connaissance du produit et de sa manière de le fabriquer ou de le vendre, se lancent dans l’aventure.

Juch, une marque française ambitieuse

Parfois, de jeunes personnes ambitieuses n’attendent pas et partent affronter un marché qui, malgré une concurrence féroce et bien établie, tentent le tout pour le tout. C’est dans ce cadre que s’inscrit la jeune marque Juch, lancée par Julia et Charles-Hugo l’an passé. Voici leur histoire, que je vous conseille de lire attentivement pour découvrir en fin d’article une petite surprise
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I   DES BANCS DE L’ECOLE A ENTREPRENEURIAT

l’histoire Juch Paris

Tous deux à peine âgés de 25 ans, c’est en pleine année de césure que Charles-Hugo et Julia se sont lancés dans la création de la marque Juch, nom venant de la contraction de leurs deux prénoms. Comme il m’est souvent arrivé d’en croiser, l’idée de se lancer sur le marché rudement concurrentiel de la chaussure est venue d’un besoin. Quelques années en arrière, Charles-Hugo alors étudiant, recherchait une belle paire de chelsea boots, sans trouver quoique ce soit d’intéressant à son goût (à savoir de belles matières et un bon design) à moins de 300 euros, une belle somme pour une jeune personne.

Cette scène correspond à peu de choses près à sa rencontre avec Julia sur les bancs de leur école de commerce. Aujourd’hui partenaires à la vie comme dans l’entreprenariat, ils ont su lier leurs compétences pour lancer il y a à peine un an leur propre marque, et leur premier produit à savoir une Chelsea boots disponible pour hommes et femmes dans 6 différents coloris.  Un petit tour par le site de crowdfunding Ulule avec un objectif rempli à près de 150% l’été dernier, et la machine est lancée.

Mais avant de regarder le produit plus en détail, jetons un oeil côté production : c’est grâce à quelques contacts glanés ci et là, que la route du couple vers la création d’entreprise les a mené au Portugal, tout près de Porto.

Du Portugal à Paris

La fabrication d’un produit est souvent compliquée pour une marque qui se lance. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que si vous n’êtes pas spécialisés dans un sourcing pointu, et que vous n’avez pas les bons contacts, une des seules possibilités sera de passer par un agent (intermédiaire), qui vous éloignera du processus de production en lui-même.

Charles-Hugo le dit lui même : ils ont eu beaucoup de chance de ce côté là. Alors qu’ils partaient pour la première fois à la recherche d’un atelier de fabrication, c’est un contact qui leur a donné le bon filon, la veille même du départ.

 

Au milieu du fourmillement d’ateliers portugais, c’est dans un petit atelier familiale que les créateurs ont trouvé leur bonheur : « l’artisan travaille en fait chez lui, sa maison est collée à son atelier, et seule une dizaine de personnes incluant sa femme et ses enfants y travaillent » explique Charles-Hugo.

C’est donc avec ce coup de chance que le couple a réussi son pari de trouver un atelier avec lequel ils peuvent entretenir une relation proche (sans passer par un intermédiaire), et ainsi pouvoir se rendre dans la région de Porto plusieurs fois par an pour voir le produit et contrôler les bonnes conditions de sa fabrication.

Pour en rajouter à cette bonne trouvaille, il faut également savoir que beaucoup d’ateliers portugais sont habitués à travailler avec des marques qui vendent en bonne quantité, ce qui rend moins évident les recherches pour lancer une production à faible volume dans un premier temps.

De la bottine aux doubles boucles

Se lancer sans un certain budget étant chose très ambitieuse, les inséparables ont eu l’idée comme beaucoup avant eux, de commencer à partir d’une campagne de crowdfunding comme indiqué plus haut. Chose très intéressante, tant d’un côté cela permet de financer les premières productions de produits et les frais annexes, tout en jaugeant l’intérêt du public envers la proposition de produit. De ce côté là, tout s’est encore très bien passé, avec une réussite à 143% de l’objectif.

C’est ainsi que la Fischer est sortie des cartons (ou du Portugal..). Mais la question que beaucoup peuvent se poser, tant la chelsea boots a déjà été commercialisée à grande ampleur et sous toutes ses formes, c’est « en quoi la Fischer apporte du nouveau ? »

Réponse simple : après avoir eu entre les mains plusieurs échantillons, le couple s’est orienté sur une tige en cuir de veau lisse pleine fleur, avec un empiècement en cuir grainé à l’arrière de la bottine chez l’homme, et en cuir vernis chez la femme. Pour le reste, on retrouve une semelle cousue en Blake, une semelle intérieure tout en cuir pour renforcer le confort, pour un aspect global fin et cohérent. Le tout est sorti à 230 euros, un prix très correct vue la qualité des matériaux et du montage.

 

Voici un petit aperçu des produits que l’on peut actuellement trouver sur le site de la marque côté homme. On retrouve ainsi la Fischer avec les coloris noir réglisse, marron désertique, marron terre d’ombres, bordeaux passe velours, vert impérial et bleu de minuit. Mais comme vous avez pu le constater, une paire de double boucles s’est depuis peu glissée dans la liste..

Depuis un peu plus d’un mois, la marque a lancé les pré-commandes de son deuxième modèle, décliné sur le même principe que la Fischer : la Lilianae. Je passerai les détails pour le moment, vous en apprendrez plus sur cette nouvelle paire dans le test qui suit !

Le custom shop

Ce que je ne vous avais pas encore dit, c’est que la première idée de Julia et Charles-Hugo résidait dans la création de chaussures sur le principe du sur-mesure. Le problème auquel ils se sont vite confrontés, était la rapide montée du prix lié à cette idée, la rendant ainsi caduque quant à un lancement exclusif sur ce principe.

Cela dit, l’idée est restée en toile de fond, devenant possible suite à la sortie de la Fischer.

Voici l’outil de customisation visible sur le site internet de la marque. Ce qu’il vous permet ? Des milliers de combinaisons possibles sur la base de la Fischer, vous permettant ainsi de sortir une bottine à presque toutes les sauces.

Au programme, vous avez la possibilité de choisir entre les 6 coloris de base du produit, pour ensuite choisir entre 19 coloris pour l’élastique, pour ensuite choisir parmi 18 coloris et le type de cuir utilisé pour l’empiècement à l’arrière de la bottine, en finissant par la semelle au choix noire ou marron.

Le plus ? La Fischer est déjà une belle bottine proposant un concept déjà relativement original, pour devenir un produit presque unique selon vos goûts et vos envies, et ce, pour la modique somme de 280€. En bref, c’est très bien vu.

Dans le prochain épisode..

Quand ça marche, pourquoi pas voir un peu plus loin ? Les tourtereaux de chez Juch sont conscients qu’une marque ne se construit pas que sur un seul produit, et que pour continuer à faire fonctionner un business, proposer de la nouveauté à une certaine fréquence fait partie du coeur de métier.

test-juch-basket

 

Ainsi, après la chealsea et la double boucle, arrive la basket ! On sait déjà que le jeu sur les deux types de cuir est encore de la partie, devenant une réelle marque de fabrique pour Juch. Voici d’ailleurs leur dernière vidéo tournée à Lacanau, histoire de magnifier cette nouvelle paire de baskets.. Je vous laisse découvrir le produit par vous-même :

Mais pour l’heure, intéressons-nous à quelque chose que nous avons déjà entre les mains, à savoir une paire de doubles boucles nommées « Lilianae ».

 

 

II   TEST DES DOUBLES BOUCLES LILIANAE

Pour être tout-à-fait honnête avec vous, j’avoue qu’il s’agit pour moi d’une première. Je sais que Valéry est féru des doubles boucles, et vous a déjà parlé de deux modèles d’autres marques il y a quelques temps, mais cette fois c’est à mon tour de m’y mettre, reléguant pour un temps mes éternelles sneakers au placard pour vous présenter ce joli modèle.

2nd modèle lancé par la marque Juch, il s’agit d’une paire qui se porte plus facilement qu’on ne le croit ! Longtemps mises en avant dans des styles très business, l’idée de Charles-Hugo et Julia a été de prouver qu’on peut aussi intégrer ce type de chaussures dans un look plus « smart casual ». Pour la 1000ème fois, je dirai que cela tombe plutôt bien, c’est tout moi !

Aspect global

À l’instar de sa grande soeur, la lilianae est également disponible dans plusieurs coloris.. Mais lorsque j’ai rencontré les créateurs, seuls les noirs réglisse et marrons désertique étaient lancés. Quand bien même le printemps a mis du temps à arriver, j’ai préféré partir sur ce marron désertique, plus agréable selon moi à porter lorsque les beaux jours arrivent (question de goûts).

 

 

Visuellement et sans regarder les détails de plus près, le tout est très cohérent. Cette derby qui tout comme sa grande soeur, a vu sa tige composée de cuir de veau lisse pleine fleur et revêt un marron assez clair qui se portera très bien avec un chino beige par exemple, tout comme avec un jean en denim brut.

Vous avez remarqué le détail qui donne à cette paire à la fois son charme, ainsi que son identité propre ? L’empiècement qui vient fermer la chaussure est lui, fait d’un cuir de veau grainé (il en est ainsi pour l’homme, il s’agit d’un cuir vernis pour la femme). La semelle brune ainsi que les fermoirs argentés viennent finir se léger descriptif visuel. Pour l’instant, il s’agit d’un sans fautes !

La forme

Petit détail qui m’a été indiqué par les créateurs de la marque : on leur a souvent posé la question concernant la forme de leurs chaussures, demandant si il s’agissait d’une copie d’autres formes existantes ou d’une création originale. La réponse : oui, il s’agit d’une derby assez fine, pouvant ressembler de loin à nombre de ses congénères, mais le couple a insisté pour créer leur propre forme à partir de leurs envies.

Je tiens à préciser que j’ai un pied assez large et fort. Pour cela, il me faut éviter certains types de chaussures, qui parfois risquent de me faire passer des journées assez douloureuses. À propos de la Lilianae, nous retrouverons une forme relativement fine, sans être pour autant gênante pour les personnes dans mon cas (pour avoir eu des bottines assez fines, je sais de quoi je parle en comparaison).

Le cuir

C’est qualitatif. Comme dit plus haut, la tige de la chaussure est en cuir de veau pleine fleur, ce qui lui donne une durabilité supérieure, sans risquer de donner des nervures assez inesthétiques sur l’avant de la chaussure. J’ai d’ailleurs pu en témoigner le jour de ma rencontre du couple, qui portaient tous deux une paire de la collection; Charles-Hugo m’a avoué avoir porté sa paire en club, sans compter les nombreuses journées à les portées depuis plusieurs semaines. Résultat des courses : le cuir se patine très légèrement, mais il ne prend pas de mauvais pli.

En y regardant de plus près, le cuir de veau a un très joli grain, assez fin pour ne pas être visible facilement. J’aurais par contre un conseil à vous donner : si vous souhaitez les garder dans un bel état malgré les mois qui passent, investissez 25 euros dans une paire d’embauchoir en bois. Je ne pense pas vous apprendre grand chose, mais cela peut rallonger considérablement la durée de vie de votre paire de Lilianae sur le long terme.

La semelle

Comme souvent sur ce type de modèle et dans cette gamme de prix, il s’agit d’une semelle montée en Blake. Vous pouvez ainsi constater les points de coutures sur le visuel ci dessous. Après les avoir ausculté de plus près et sans grande surprise, le cousu est à la fois régulier et solide.. Si vous êtes déjà des lecteurs assidus du blog, je ne vous apprendrai rien en disant que cette manière de coudre la semelle à la tige permet une bonne durabilité à la chaussure, à mille lieues d’un thermo-collé.

Les finitions

Encore une fois, le constat final est sans grandes surprises : c’est du propre. J’ai regardé chacune des coutures de près, et le tout est sous le signe de la régularité et le respect du cahier des charges. Les boucles argentées sont solidement accrochées à la tige, et même les languettes qui viennent s’y glisser sont très bien finies (ce qui parfois peu laisser à désirer sur des chaussures de ce type).

 

J’ai tendance à penser que c’est en partie à travers la fabrication artisanale que cette qualité de finitions est possible sur ces chaussures. De toute évidence, plus le débit de fabrication est bas, plus il est facile de contrôler dans les détails que tout soit bien fait dans les règles.

Le confort

On termine avec le détail qui m’a le plus surpris. Au moment ou j’ai rencontré le couple, je n’avais pas encore glissé mes pieds dans ces souliers (surtout à une terrasse de café). Ils m’avaient assuré que je ne serais pas déçu niveau confort… Et ils ne m’ont pas menti, bien au contraire.

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Avant toute chose, je dirai par avance que non, je ne dis pas cela pour toutes les chaussures que j’ai l’occasion d’essayer, encore moins dans un but commercial quelconque. La réalité, c’est qu’elles sont terriblement confortables ! Comment ?

Vous constaterez sur la photo du dessus, qu’au lieu de vous laisser insérer une paire de semelles intérieures achetées dans le supermarché du coin, les créateurs de la marque ont choisi de proposer leurs chaussures avec une seconde semelle intérieure tout en cuir, qui promet un agréable séjour aux pieds qui viendront s’y glisser.

Résultat des courses, il s’agit des chaussures en cuir les plus confortables dans lesquelles j’ai pu glisser mes pieds jusqu’à aujourd’hui. Cela dit, il s’agit d’un avis totalement personnel, n’ayant jamais eu l’occasion de tester des modèles de gammes encore supérieures.

On les met avec..

Pour bien terminer ce test, un petit conseil de look qui ira bien avec une paire de Lilianae marron désertique. Étant attaché à mon habituel style smart casual (quand je ne traine pas chez moi en chaussons), voici un style qui à la fois me colle à la peau, tout en restant très facile à porter pour tous : Le blazer bleu en coton est un grand classique de la saison, et se mariera à la perfection avec une chemise bleue claire et un chino beige. Au bureau ou en soirée, vous ne risquerez pas la faute de style en accompagnant cette paire de chez Juch de cette manière.

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III CONCLUSION

En toute objectivité, un des bons côtés de ce métier c’est d’avoir la possibilité de rencontrer des jeunes marques à la fois qualitatives et ambitieuses. Les créateurs de Juch et moi-même sommes de la même génération, ce qui après avoir rencontré d’autres jeunes entrepreneurs, me rassure quant au renouvellement créatif dans la mode française en 2016.

Côté produit, malgré un choix qui pour l’instant se limite à une paire de bottines, une de doubles boucles et depuis peu, des baskets, j’ai eu le plaisir de constater que tout y est pour que cette marque gagne en visibilité avec le temps. Du choix des matières, aux petits détails qui font que leurs chaussures ne sont pas les mêmes que les autres, tout me laisse penser que Charles-Hugo et Julia ont trouvé le bon créneau pour à la fois, continuer de développer leur marque, et vendre aux intéressés un produit de très bonne qualité pour le prix qu’il en coûte.

Enfin, la Lilianae est une belle chaussure, qui tombe pile poil au bon moment pour se retrouver à vos pieds avec les conditions météos qui vont bien. Car oui, elle n’est pas limitée au costume, mais plutôt faite pour accompagner un style de tous les jours, quelque part entre élégance et décontraction. Pour 220 euros, vous avez une belle paire de chaussures qui vont durer. 

Note formelle : 7/10 (La double boucle est à la base prévue pour s’insérer dans un look formel.. celle çi le peut également, mais cela n’est pas son utilisation primaire).

Note casual : 8/10 (Avec son jeu de matières et la fraîcheur de ses coloris, la Lilianae s’intègre parfaitement dans un look smart-casual).

Prise de risque : 4/10 (Les doubles boucles ne sont pas faites pour tout le monde, je vous l’accorde. Mais ce modèle à le mérite de tenter le coup, au moins cette fois).

Rapport qualité / prix : 9/10 (On est pas très loin de la note parfaite.. Si vous avez lu la totalité de l’article, vous avez compris pourquoi).

III TEST DES SNEAKERS TARANTA (MAJ 2017)

Esthétique et qualité

Tout comme les autres lignes, Juch mets également l’accent sur un rapport qualité/prix imbattable: le cuir d’agneau (lisse et nubucké) vient de chez Mastrotto. (utilisé chez pas mal de sneakers haut de gamme) et les semelles d’Italie de chez Margom.(la fameuse semelle utilisée chez des marques comme Common Projects, Axel Arigato ou encore National Standard).

Les finitions

Tige

Juch se distingue par ses contrastes de matière bien pensés: la marque a sélectionné du cuir de veau de chez Mastrotto pour un cuir bien souple et confortable. Les contrastes de couleur sont toujours extrêmement bien choisis entre le veau lisse et le veau velours au niveau des lacets;

Ils peuvent être discrets comme sur la camel:
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On trouve à la fois un empiècement sur le laçage et à l’arrière du talon:

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Doublure

Le doublure est en cuir de vachette italien: c’est l’idéal pour une bonne gestion de la transpiration et des odeurs.

Semelle

Il s’agit des semelles Margom qu’on peut trouver sur des marques comme Common Projects, Axel Arigato ou encore National Standard. Ces semelles sont à la fois bien robustes, souples, durables et très confortables. Elles sont ensuite cousues avec un montage Strobel. (un peu l’équivalent sneakers d’un montage Goodyear qu’on peut trouver sur des chaussures habillées)

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Oeillets

On a deux oeillets sur la partie supérieure du laçage (des oeillets partout auraient surchargés inutilement la paire) dont l’oeillet externe plaqué or. (un détail discret mais qui fait son petit effet).

Conseils de style

Bordeaux

Probablement ma couleur préférée: elle apporte tout de suite une touche un poil habillée à une tenue et s’associe parfaitement avec l’indigo d’un jean brut.
Evidemment, on évitera de faire des rappels de bordeaux ailleurs sur la tenue pour éviter un accord de couleur qui aurait l’air trop forcé.
Le côté plus habillé et plus précieux de cette couleur bordeaux est du coup rappelé par la chemise en popeline de rayures bleu marine avec col club.

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Camel

Une paire un poil plus détendu à travers cette couleur plus claire et passe-partout qui s’associe aussi très bien à un jean brut. Ce camel (appelé marron désertique par la marque) est assez étonnant car il est plutôt pâle, ce qui le rend plus facile à porter que les camels plus riches auxquels on est normalement habitués.

C’est sûrement le coloris le plus passe-partout des quatre disponibles. On l’a du coup porté avec un haut un peu plus fort, avec un sweat-shirt Paname Collection et une chemise Abbie&Rose à la texture dobby.

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Bleu cobalt

Cette paire se distingue clairement par la profondeur de sa couleur bleu cobalt (qui se rapproche pour moi beaucoup d’un bleu nuit): elle se marie parfaitement avec la texture suédée de la paire.
Cette couleur foncée donne également un aspect un poil plus habillé à une tenue casual.

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Ici, Juch a comme vous le voyez fait l’inverse en terme de contrastes de matière avec une tige en cuir suédé et un empiècement en cuir lisse.

La couleur est pile assez foncée pour permettre un contraste suffisant avec un jean brut.

La sobriété de la paire permet encore une fois un haut un peu plus remarquable en terme de couleurs, avec ici le sweat bordeaux (que vous avez déjà vu avec les sneakers camel) et une chemise d’un oxford profond:

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Blanc ivoire

Avec cette forme là, une paire toute blanche rappellerait forcément des Common Projects classiques. Il fallait du coup s’en différencier avec un détail bien pensé, sans surcharger la paire. L’empiècement contrastant le long des lacets caractéristiques des sneakers Taranta de Juch prends tout son sens, avec une couleur ivoire parfaitement choisie pour accompagner le blanc légèrement cassé.

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Avec cette paire, on a choisit un haut avec un peu plus de caractère:

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La tenue casual parfaite

Nous avons retenu ces quatre coloris de sneakers Juch pour la tenue casual parfaite: elles sont disponibles avec les sweat-shirts Paname Collection, des chemises Abbie&Rose et le jean brut Gastby Paris.
Le tout est disponible à 335 euros (contre plus de 400 euros acheté séparément).

Ca se passe par ici jusqu’au 12 Novembre:
http://latenueparfaite.com/produit/tenue-casual-parfaite-collection-3/

 

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  • Rémy Brichart

    Super article! Ca fait un moment que Valery me tente ses différents test de Double Monk
    Un avis de comment ça taille ? Pas de problème particulier à les porter sans chaussettes ?

    • Aurélien B.

      Merci à toi pour ton commentaire ! Pour être honnête, ça taille vraiment normalement : je fais un 42,5/43, et ayant pris un 43, cela taille parfaitement ! Pour ton autre question, le fait qu’il y ait la seconde semelle intérieure aide beaucoup à porter ces chaussures sans chaussettes, mais je recommande tout de même d’utiliser une paire invisibles (question d’hygiène) !

  • glohaRunner

    Pour info, la marque propose actuellement 30% sur sa paire. Si on ajoute les 10% de jamais vulgaire, la paire passe à 138€. L’affaire du siècle =)

    • Aurélien B.

      Le parfait moment pour se laisser tenter, tu as bien raison !

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