FILIÈRE CUIR : CHRONIQUE D’UNE MORT ANNONCÉE ? Le Test des chaussures veganes Will’s

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Les Français achètent chaque année plus de 400 millions de paires de chaussures, soit plus de six paires par habitant. La grande majorité d’entre-elles sont probablement fabriquées par de petites mains en Asie, de mauvaises qualité et vendues 10 fois ce qu’elles coûtent à confectionner. Je ne parle même pas de la provenance du cuir, des conditions d’élevage etc. Heureusement, sur ces 400 millions d’âmes, il y a de plus en plus de consommateurs qui s’intéressent à ce qu’ils achètent. Et ça c’est chouette !

Si j’en suis venu à me questionner sur une possible « mort annoncée » de la filière cuir, c’est à cause, ou grâce, c’est selon, à la tendance « vegane » et aux nouvelles alternatives plus éthiques et plus écologiques qui se développent actuellement. Dans une société versatile et dominée par l’hyperconsommation, il ne suffirait de presque rien pour que ces alternatives deviennent très rapidement populaires et mettent toute une filière sur la sellette.

Petit rappel pour ceux qui l’ignore encore, le vegan a proscrit toutes matières animales de sa consommation. C’est-à-dire qu’en plus de la viande et du poisson, du miel, et des œufs, il ne consomme pas de cuir, de colle à base de poisson ou encore de laine et de soie.

Dans notre contexte, le problème pour nos amis vegans c’est que le costume en laine alpaga, la cravate en grenadine de soie et les richelieus en veau velours : c’est no way !

 

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Sauf que toute la tradition de l’élégance est basée sur ces matières nobles… Il y a bien le lin et le coton pour les chemises mais le compte n’y est pas. Les vegans sont-ils condamnés à l’inélégance ?

L’erreur, à mon sens, de ce type d’article est de trop souvent entrer dans des analyses manichéennes. Mon ambition n’est pas de prendre position pour ou contre un mode de vie mais d’analyser, à travers la filière du cuir, un « mouvement » qui va probablement s’installer et s’intensifier dans les années à venir.

Pour info, sachez que sur la toile, les débats entre vegans et « viandards » cristallisent presque autant les passions que ceux consacrés à la politique !

 

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Mais au-delà du veganisme, c’est surtout la tendance slow fashion (en réponse à la fast fashion) qui m’intéresse et qui doit être, à mon sens, au centre de nos préoccupations futures.

Est-il tolérable en 2017 que des hommes et des animaux aient à souffrir pour que des collections de vêtements soient constamment balancées sur le marché à des prix dérisoires ? Cela semble l’être en tout cas pour Amancio Ortega, le patron de Zara, et accessoirement, l’homme le plus riche du monde.

C’est pourquoi avant de vous présenter ces chaussures, et plus particulièrement la marque Will’s, je pense qu’il est nécessaire de remettre les choses dans leurs contextes et de bien comprendre les enjeux de ces mouvements futurs.

Et pour paraphraser Blaise Pascal, je vous ai écrit un long texte pour expliquer cela car je n’ai pas eu le temps de vous en écrire un court !

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I – « CUIR » VEGAN : ACCORDS ET DÉSACCORDS

 

NB : Juridiquement il est interdit d’utiliser l’appellation « cuir vegan », selon le décret 2010-29 du 8 janvier 2010 : « Est appelé comme du cuir, le produit obtenu de la peau animale au moyen d’un tannage ou d’une imprégnation conservant la structure naturelle des fibres de la peau et ayant conservé tout ou partie de sa fleur. »

  • L’intérêt croissant des consommateurs pour les  alternatives au cuir et plus globalement en faveur du mouvement slow fashion.

Ces dernières années, l’engouement pour une consommation plus éthique, plus écologique et bien sur plus respectueuse de l’humain et de l’animal, a considérablement progressé. Il y a fort à parier que cet état d’esprit se cristallisera durablement dans les consciences.

Acheter un t-shirt fabriqué au Bangladesh au prix d’un ticket resto, c’est le credo de la fast fashion. C’est pourquoi je dis toujours à mes amis, fuyez ces enseignes ! Cette consommation excessive d’une mode éphémère devenu une obsession est malsaine.

A contrario, le mouvement slow suggère un mode de vie alternatif consistant en un retour à l’essentiel, une consommation réfléchie et une appréciation des choses à leurs justes valeurs.

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Il faut dire que ces dernières années de nombreux articles et reportages ont montré les conditions atroces dans lesquelles étaient d’une part, fabriqués une grande majorité des vêtements destinés aux enseignes de la fast fashion, et d’autre part, la souffrance animale, invisible jusqu’ici, due aux conditions d’élevages et d’abattage (merci à l’association L214).

Les blogs de mode ont d’ailleurs aussi permis de mettre en avant quantité de petites marques, inconnues du grand public, qui ont la volonté de créer des pièces qualitatives et respectueuses des savoir-faire.

Je veux ici me concentrer sur l’un des secteurs qui fait souvent l’objet de vives critiques : le cuir.

 

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  • L’impact environnemental et sociétal de la production de cuir

Alors que la conférence sur le climat vient de débuter à Bonn, tous les indicateurs du réchauffement climatique sont au rouge. L’espoir de maintenir la hausse de la température moyenne sous la barre fatidique des 2 °C s’éloigne de plus en plus.

Le  postulat de départ est simple : la fabrication de nos vêtements en cuir contribue, d’une part, à faire souffrir des humains et des animaux, et d’autre part, à dégrader l’état de l’environnement à cause du tannage et de la coloration.

 

L’élevage intensif

 

La FAO (Food and Agriculture Organization des Nations Unies) estime que la production de viande et de cuir est responsable de 18 % des gaz à effet de serre. Ces données seraient même largement sous-évaluées selon le think tank WorldWatch Institute qui estime plutôt de l’ordre de 51% ces émissions. La raison est que les vaches émettent énormément de méthane qui est connu pour être un gaz à effet de serre puissant, participant 25 fois plus au réchauffement climatique que le CO2.

A ce sujet, des chercheurs ont récemment fait état d’une augmentation fulgurante de méthane dans l’atmosphère de façon particulièrement inquiétante.

En comparaison, tous les transports de la Terre réunis produisent seulement 13 % des émissions de gaz à effet de serre !

 

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Greenpeace soulignait, dans un rapport de 2009, que l’élevage est responsable d’environ 80 % de la déforestation dans la région de l’Amazonie due à la constitution de nouveaux pâturages.

Ainsi, le cuir en provenance du Brésil a l’impact environnemental le plus élevé au monde (à cause de la déforestation due à l’élevage intensif), et représente 24 fois l’impact du polyester recyclé et 17 fois l’impact environnemental du polyester vierge (source blog Stella Mc Cartney).

Les ressources nécessaires à l’élevage pour obtenir 1 kg de cuir peuvent avoir des répercussions environnementales 20 fois supérieures à celles nécessaires pour produire 1 kg de matériaux synthétiques tels que le polyester.

 

8814012f1bca13ba11d116404384db53Je croyais que l’amour était dans le pré ?

 

Le tannage du cuir

 

Le second problème posé par la production du cuir pour nos chaussures ou nos blousons est que pour l’obtenir, les peaux doivent être tannées en leur appliquant des produits chimiques toxiques et caustiques afin d’empêcher leur décomposition. Le chrome, substance connue pour être cancérigène, est utilisé en grande quantité, tout comme les acides, le sodium et l’ammonium. (potasse, acide chromique, chaux…)

 

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La tannerie est l’une des industries les plus toxiques au monde car la majorité du cuir tanné vient de Chine et d’Inde, des pays où les normes environnementales et sociales sont insuffisantes et dans lesquels les ouvriers du cuir (dont beaucoup sont des enfants) sont très peu protégés contre les produits chimiques.

Ces produits ne sont pas récupérés pour êtres éliminés et il n’existe pas de règlementation à ce sujet ; ils sont malheureusement déversés dans les nappes phréatiques. Celles situées près des tanneries contiennent des taux très élevés de chrome, de plomb, de formaldéhyde et même de cyanure, qui provoquent des cancers et autres maladies mortelles chez les populations locales où l’espérance de vie ne dépasse pas 50 ans.

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Au sujet des reproches liés au tannage, je vous recommande la lecture du blog de Jacques et Demeter qui explique très bien les processus et les divergences entre ces tanneries et nos tanneries européennes. Il compare également les deux types de tannage (chrome et végétal) ainsi que les avantages et inconvénients respectifs.

En résumé, si l’on veut se passer du tannage au chrome il faut opter pour des agents tannants issus des végétaux, de leurs feuilles, de leur écorce ou encore de leurs racines. Ce procédé est beaucoup plus long et donc bien plus couteux c’est pourquoi il ne représente que 10% de la production mondiale. Il est en revanche plus écologique.

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Bref, le tableau n’est pas très reluisant. Que fait-on alors ? Parce que j’ai repéré une paire de Berlu qui me plaisait bien moi ! Doit-on laisser le cuir hors de notre chaîne de production afin de réduire notre empreinte carbone globale ?

 

  • Le cuir est-il vraiment le problème ?

Après avoir dépeint cette situation, on se demande s’il est acceptable ou raisonnable que des animaux et des personnes souffrent pour la fabrication de nos chaussures ? C’est en tout cas généralement la conclusion que je lis ici où là.

C’est à mon sens, simplifier un peu rapidement une réalité plus complexe.

 

Premièrement, en France la filière cuir représente 9 400 entreprises, 130 000 salariés et 25 milliards d’euros de chiffres d’affaires en 2017.

Deuxièmement, la France n’est pas la Chine ou le Bangladesh, nos tanneries sont historiques, elles démontrent le savoir-faire français et jouissent d’une réputation mondiale. Par ailleurs, nous avons ici des lois qui protègent les salariés (encore un peu ;)) ainsi qu’une législation très stricte qui respecte, autant que possible, l’environnement. De plus, obtenir une peau de qualité réclame de bonnes conditions d’élevage.

Troisièmement, et c’est sans doute le fait le plus pertinent, il n’y a pas deux filières distinctes viande et cuir (contrairement à ce que j’ai pu lire). Il y a du cuir parce que les gens mangent de la viande. Donc sauf à vouloir interdire toute alimentation carnée, il est probablement plus judicieux de valoriser intelligemment cette industrie.

 

Ceci étant dit, il y a de véritables craintes émises de la part de la filière cuir au sujet de la montée de la tendance végane et d’une qualité de cuir insuffisante. La mauvaise qualité est principalement due à la teigne, une mycose (sexy) qui entache les peaux à cause des lésions cutanées. Les vaccins étant onéreux, une bête sur deux est concerné par ces lésions, je vous laisse imaginer les pertes.

Plus inquiétant encore, la filière est confrontée à une situation inextricable : une hausse de la demande mondiale pour des accessoires de luxe, exigeant de plus en plus de peaux de qualité disponibles, alors que parallèlement la consommation de viande chute de 4% par an en France. Résultat : la pénurie de cuir de qualité entraine une hausse des prix.

 

 

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle de plus en plus de maisons de luxe rachètent directement des tanneries afin de sécuriser leurs achats de cuir comme Hermès pour les Tanneries du Puy, en Haute-Loire, l’une des plus anciennes de France.

Pour les autres acteurs de la chaussure, par exemple, ces problématiques ne se posent pas. Ils achètent la matière première au Brésil, tannent le cuir au Bangladesh, assemblent le tout en Chine et enfin, vendent le produit fini en Europe.

L’ensemble de ces échanges ne facilitent pas la traçabilité et l’industrie du cuir souffre de son opacité.

 

  • Quelles solutions alors ?

Évidemment, tout ceci n’a de sens que si le cuir est de qualité, et c’est tout l’objet de ce long préambule. Vaut-il mieux acheter une bonne et belle paire de chaussures en cuir à 500 € que l’on gardera 20 ans et qui prendra une patine magnifique avec le temps ? Ou bien acheter des chaussures (véganes ou pas) à 80 €, fabriquées en Chine, sans âmes, que l’on changera tous les ans ?

 

Le même modèle de chez Crockett and Jones à 20 ans d’intervalle

Les chausseurs de qualité privilégient des tanneries françaises comme Degermann ou celle du Puy car les peaux utilisées proviennent de veaux français élevés dans de bonnes conditions qui permettent d’obtenir des cuirs de très bonne qualité.

Comme je l’ai dit plus haut, rien n’est simple, la cruauté envers les animaux est évidemment bien réelle ici aussi. Le cuir de veaux utilisé pour sa souplesse, sa finesse et son esthétique peut parfois provenir de veaux (ou d’autres animaux) non-nés, c’est à dire, arrachés au ventre de leur mère.

Et paradoxalement, l’usage de cuir fait partie de ce qui conserve des conditions d’élevages correctes car un animal qui aura été dévoré par les parasites ou qui se sera blessé contre des barbelés produira une peau qui ne sera pas exploitable.

 

En résumé, les métiers du cuir représentent un patrimoine vivant qui se doit d’être préservé, et donc pérennisé par l’utilisation de matières nobles, la garantie de conditions de travail saines, et du respect de l’environnement.

Si la filière ne veut pas disparaître elle doit s’adapter et s’engager dans la voie de la transparence car quoi qu’elle fasse, les alternatives « véganes » vont se développer.

Comme les taxis n’ont pas su voir venir uber et les hôteliers, airbnb, la filière cuir risque d’être surprise par la montée fulgurante de ce courant nouveau. C’est ainsi que des métiers centenaires, disparaissent en une dizaine d’années.

 

Pour conclure sur ce (long) préambule, lorsque vous achèterez votre prochaine paire de chaussures, souvenez-vous que vous avez le pouvoir de changer les choses. Pour cela, posez-vous les questions de la provenance du cuir, du lieu de fabrication du produit et éventuellement, du processus de tannage.

 

II – L’ASCENSION DES CHAUSSURES VEGANES

 

Comme je le disais ci-dessus, si l’industrie du cuir à du souci à se faire c’est que ces dernières années, de nombreuses entreprises ont rivalisé d’ingéniosité pour offrir des alternatives sérieuses au cuir.

Tour d’horizon de quelques alternatives assez bluffantes, il faut bien l’avouer !

 

La plus célèbre, l’entreprise Piñatex, aux Philippines, fabrique du cuir à partir des fibres des feuilles d’ananas pour en faire un tissu robuste qui ressemblent à du vrai cuir. Quid des pesticides généralement nombreux sur ces cultures ?

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unspecified-7 BB pinatexChukka boots Bourgeois Boheme en cuir d’ananas

 

Autre alternative, le Muskin, une peau fabriquée par la société italienne Grado Zero Espace ou Mycoworks aux USA, à partir du chapeau des champignons.

 

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Une autre alternative au cuir nous vient de chercheurs de l’Iowa qui ont produit un faux cuir à partir de thé fermenté : le kombucha. Le procédé n’est pas encore au point car le « teather » ne supporte pour le moment ni l’eau ni le froid. Peut-être des chaussons dans un premier temps ? 🙂

 

Young-A Lee's prototype scoby shoes in her LaBaron Hall lab. (Photo by Christopher Gannon/Iowa State University)

 

L’allemand Noanifashion propose quant à lui des produits fabriqués à base de fibres d’eucalyptus. Il achète ses fibres à des agriculteurs travaillant dans la sylviculture en circuit court, sans pesticides ni OGM.

 

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Sebastian Thies a lui sorti récemment ses Vegan wooden sneakers, constituées à 90 % de bois et fabriquées sans aucun produit animal. Pour fabriquer ses baskets, ce cordonnier a encollé du coton à une fine couche de bois micro-perforée à l’aide d’un graveur laser. Il assure que le résultat est « aussi doux et solide que du cuir nappa ».

Cette technique permet de travailler des essences aussi variées que le bouleau, l’érable, le noyer, le cerisier, l’orme ou le hêtre. Afin de limiter autant que possible leur empreinte écologique, le designer utilise exclusivement du bois issu de forêts certifiées FSC. Le reste est constitué de liège et de caoutchouc naturel. Et le tout est assemblé en Italie dans un atelier aux conditions de travail dignes et équitables.

 

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Mais la plupart des marques misent sur la microfibre à base de polyuréthane beaucoup moins polluant que les similis cuir à la mode dans les années 80.

C’est le cas des marques Will’s, Opificio V, Brave Gentleman, Bourgeois Bohême, Good Guys etc.

OpificioV_07_02Oxford cousu goodyear Opificio V en microfibre

Brave gentleman 3Double boucle Brave Gentleman

brave gentlemanChukka Boots Brave Gentleman

Brave Gentlemen coupleUne marque à suivre : Brave Gentleman

bourgeois_boheme_ss17_elton_navy_pairBrogue Bourgeois Bohème

bourgeois_boheme_ss17_kim_cork_pairBaskets en liège Bourgeois Bohème

 

 

 

III – L’EXEMPLE DE WILL’S VEGAN SHOES

 

Will Green, le fondateur de la marque travaillait pour une marque de chaussures véganes à Londres lorsqu’en 2013 il a crée sa propre marque. Il a voulu répondre à l’un des principaux écueils des chaussures éthiques : l’esthétique.

Il faut bien l’avouer, la grande majorité des vêtements et chaussures écolos sont moches. Il y a donc un créneau à prendre, ce que plusieurs créateurs ont fait ces dernières années, dont Will, qui fait parti de ceux qui ont réussi ce pari.

La matière choisie par Will’s, la microfibre est plus éthique mais il le reconnait lui-même, n’est pas écologique. En effet, la microfibre est en polyuréthane, donc produite à partir de pétrole mais n’est pas aussi polluante que le PVC.

Cela dit, comme je l’ai évoqué dans la première partie, la microfibre se révèle au final moins nocive pour l’environnement que la production de viande et donc de cuir. De plus elle possède de très bons atouts : elle est très résistante, imperméable et ne demande quasiment pas d’entretien. Seul l’œil du connaisseur distingue la différence entre un cuir et la microfibre.

 

La production de chaussures et de sacs n’utilise pas de colle de poisson, ni aucune autre colle issue d’animaux. Autre fait important qui dénote une volonté de qualité et de durabilité, les chaussures sont fabriquées au Portugal dans des ateliers où les conditions des travailleurs sont décentes.

Question pratico-pratique, les livraisons et les retours sont gratuits.

 

Je n’ai pas vu les modèles d’entrée de gamme mais certains semblent plutôt honnêtes.

Attention toutefois, seuls quelques modèles sont cousus goodyear, d’où les prix plus élevés (aux alentours de 230 €)

Ci-dessous, quelques modèles de chaussures et baskets au prix entrée de gamme (aux alentours de 100 €)

 

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J’ai échangé très simplement avec Will qui a gentiment accepté de m’envoyer une paire de richelieu de la collection « wills black », cousu goodyear et de qualité supérieure.

 

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J’ai été très surpris par le rendu et la qualité de la microfibre, vraiment très proche de l’aspect du cuir, et qui donne une chaussure à la fois souple et légère.

Résultat, les premiers ports n’ont occasionné aucune douleur.

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Le design de la chaussure est très classique, assez transversal pour les porter dans diverses occasions.

 

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Ci dessous, la semelle gomme bien pratique et qui contribue à la légèreté de la chaussure.

On voit également les coutures du montage goodyear, synonyme de qualité de fabrication.

 

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Fait intéressant : il est même possible de réaliser un glaçage sur la microfibre. Sur une prochaine paire on tentera la patine !

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Un rendu plutôt honnête non ?

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Quoiqu’on puisse penser de l’arrivée sur le marché de ces nouveaux souliers et de leur possible impact sur la filière cuir, souvenez-vous de ce que disait Bernard Werber  : « l’important n’est pas de convaincre, mais de donner à réfléchir ».

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  • Alexis Rouxel

    Merci pour cet article. Personnellement je trouve plus « durable » de mettre de vêtements en cuir et en laine,ou encore en coton et lin, ressources renouvelables, qu’en polyester, acrylique et polyamide. Vous avez raison de souligner l’importance de la manière de consommer, acheter une bonne paire de souliers ou un blouson en cuir qui dureront des années, c’est plus écologique de d’acheter un truc bas de gamme qui ne durera qu’une saison. C’est par ailleurs plus « durable » d’acheter des vêtements classiques que des fringues à la dernière mode qui seront sitôt démodées.
    Pour ma part, je renoncerai à me chausser de cuir, à me vêtir de laine, et à me nourrir de viande, le jour où le lion aura renoncé à dévorer l’agneau, où le renard ne chassera plus le lapin … et où les poules auront des dents ! J’entends beaucoup parler des vegans dans les médias, mais je n’en connais aucun. N’est pas surtout une lubie de « bobos » parisiens ?

    • Florian Husquinet

      Je suis d’accord qu’acheter une paire en cuir de bonne qualité est plus écologique que d’acheter une paire de chaussure vegan faite par des petits enfants en Chine, toutefois si l’option existe d’acheter quelque chose d’écologique qui ne demande pas de torturer un animal pour être produit autant le faire non ?
      Je n’ai pas envie de rentrer dans un débat, mais je voudrais tout de même souligner que se comparer avec un animal chassant dans la nature est un argument proche du ridicule quand on voit la société actuelle…

    • Nicolas

      L’argument « les animaux se mangent entre eux = c’est naturel = je peux garder mes habitudes » est ce qu’on appelle un sophisme naturaliste. Je t’invite à regarder cette conférence sur l’éthique animale qui devrait t’intéresser même si elle ne te fait pas changer d’habitudes de consommation : https://youtu.be/X84kriT8dQQ

  • Romain

    Whaou mon cœur a fait un bond quand j’ai vu le titre de l’article, c’est géant d’en parler sur jamais vulgaire ! Il y a plusieurs mois j’avais écrit un article avec la liste de toutes les marques de chaussures Vegan de qualité. Comme ça peut enrichir l’article ci-dessus, je me permet de partager : http://gentlemanbuddha.com/fr/marques-chaussures-vegan/

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