BIEN S’HABILLER: UN CODE SIMPLE POUR BIEN CHOISIR SES VETEMENTS SELON SON ENVIRONNEMENT

Et si je vous disais qu’on peut apprendre à bien s’habiller en affectant simplement des caractéristiques simples aux vêtements ?

Au début du 20 è siècle, apprendre à bien s’habiller relevait de la tradition familiale. C’était une tradition à laquelle on accordait énormément d’importance et qui faisait entièrement parti des règles de bienséance.

Un homme savait s’habiller car son père le lui avait apprit, en lui transmettant même certains éléments de style très personnels (par exemple, comment bien faire un noeud de cravate).  Il allait ensuite chez le tailleur familial pour y commander des vêtements sûrs et de bon goût.
Peut-être allait-il ensuite tenter quelques fantaisies sur quelques décennies pour avoir son style personnel propre, et pour le retransmettre ensuite à son fils.

Ensuite, la technologie est arrivée, avec le prêt-à-porter, et l’achat de vêtements cessa soudain d’être le rituel sacré qu’il était autrefois. Alors que l’achat d’une chemise était un rituel sacré et réfléchi fait chez son tailleur (et que la chemise était censée durer une bonne décennie), celui-ci devient une course banale  au coup de coeur en même temps que l’achat du pack de lait et de la baguette.

Bref, si votre famille ne vous avait pas appris à bien vous habiller, il n’y avait pas de cours de style au collège entre la musique et l’EPS pour rattraper le coup. 

Et forcément, après vos études, vous finirez par arriver comme ça à un entretien d’embauche:

costume-mal-coupe

Je serais bien incapable de dire lequel des trois est le pire

Si le public des blogs de mode masculine est de plus en plus important, c’est justement parce que l’art de bien s’habiller a cessé d’être transmis depuis plusieurs générations.

La question de cet article est donc: « Si l’on veut juste être certain de ne pas se tromper, doit-on nécessairement se taper toute la blogosphère masculine et des ouvrages de centaines de pages (type Dressing The Man) ? »

dressing-the-man

I Le poids écrasant des codes

Y a t’il une quelconque différence pour vous entre ces deux chaussures ?

bout-droit-whole-cut

La couture en plus que l’on appelle un bout droit. La chaussure de droite est faite en une seule pièce de cuir et s’appelle généralement un wholecut/onecut et celle de gauche est un richelieu à bout droit.
Si vous lisez le blog depuis un moment, vous savez que celle de droite est faite pour les plus grandes occasions, comme les mariages, les enterrements ou les galas et que celles de gauche sont prévues pour des cadres plus professionnels et formels, par exemple une réunion importante ou un entretien d’embauche.

Si vous portez les wholecut à un entretien d’embauche, vous aurez l’air bien trop habillé. Si vous portez les richelieu bout droit à un gala, vous serez alors sous habillés.

Si on ne le sait pas, on a très peu de chance de le deviner grâce au seul bon sens.

C’est un peu la même chose pour les matières de chemise: voyez-vous une différence entre ces deux chemises ?

popeline de coton-oxford

L’une est en popeline de coton, l’autre est en oxford: la popeline de coton est plus lisse et uniforme et l’oxford a une texture travaillée, avec bien plus de caractère. Une chemise en oxford est du coup moins formelle qu’une chemise en popeline de coton.
On peut aussi s’intéresser au col:

col-mou-boutonne-col-francais

Le col français avec les baleines est ultra formel, tandis que le col mou boutonné est beaucoup plus casual.

Des codes comme ça, il en existe des centaines. Doit-on les apprendre par coeur hyper scolairement et attendre plusieurs mois, voire des années avant d’en maîtriser correctement ne serait ce que la moitié ?

II Deux environnements à comprendre pour éliminer 90% des fautes de goût

On parlera ici peu des associations de vêtement, ou des défauts de coupe mais plutôt des univers et des contextes.

a) Le casual

Le registre casual est de loin le plus vaste: il peut inclure aussi bien un style très classique chemise, jean et veston pour le style casual chic, et varier éventuellement sur les matières pour aller sur du plus habillé (avec par exemple du velours côtelé plus preppy).

casual-chic

Il englobe aussi évidemment le workwear, avec son lot de chemises chambrays, de jeans bruts increvables et de combat boots.

style-workwear

En streetwear, on trouvera des sweatpants, des sneakers colorés, des t-shirts graphiques ou des t-shirts à poches contrastantes.Enfin en dark, on va retrouver des pantalons drop-crotch, des t-shirts oversize, des sneakers montantes et des bottes avec effet usé.

Peu importe votre style, le casual est ce que vous allez porter par exemple pour le week-end, la vie de tous les jours ou pour prendre un verre entre potes.
Très rares sont les Barney Stinson qui pourront porter de manière cohérente le costume n’importe quand.  C’est cool dans une série, mais généralement étrange en vrai.

HOW I MET YOUR MOTHER -- Season 8 -- Pictured (L-R): Josh Radnor as Ted Mosby, Cobie Smulders as Robin Scherbatsky, Neil Patrick Harris as Barney Stinson, Jason Segel as Marshall Eriksen and Alyson Hannigan as Lily Aldrin -- © 20th Century Fox Television

b) Le formel

Dans le formel, on différenciera la tenue de travail (celle qu’on porte dans les milieux de la banque, de l’audit, du conseil ou de l’assurance) de la tenue plus cérémoniale et habillée.

difference-formel-habille

Tout comme le casual, le formel est ultra codifié: tout peut même se jouer sur une couture et une pièce de cuir supplémentaire, comme vous avez pu le voir avec l’exemple des richelieu à bout droit.

« C’est bien joli toute cette présentation, mais tu ne nous apprends pas grand chose de nouveau… »

Justement, c’est de ce constat qu’une manière beaucoup plus explicite de vous présenter les vêtements m’est venue en tête.

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III Une nouvelle manière de présenter les vêtements: plus simple et rapide à comprendre

Vous le savez peut-être, j’ai passé pas mal de temps à travailler chez l’Exception.

La présentation des vêtements y était assez littéraire, souvent faite pour vendre un peu de rêve sur certaines marques overpricées (qui vendent surtout leur univers).
J’ai par exemple pu produire des descriptions de ce genre (celle-ci avait fait le tour des réseaux sociaux):

description-bis

Une belle envolée lyrique faite pour mettre en valeur l’univers de la marque, et pas vraiment une bête chemise en viscose. 

Ce n’est évidemment pas du tout ce que vous attendez sur JamaisVulgaire: il faut une description plus concise et concrète. Vous voulez savoir directement ce que vous achetez, et comment le porter.

Et vous le savez, il n’y a rien de plus fiable que des chiffres pour faire une description fidèle. En bon geek, je m suis d’ailleurs souvent demandé pourquoi un magazine ou un blog de mode ne pouvait pas se lire comme un comparatif de smartphones ou un test de jeu vidéo, avec une note précise et des caractéristiques.

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Un test de tablette sur Les Numériques: on sait rapidement à quoi s’attendre. 

 

Evidemment, il serait stupide d’atteindre ce niveau de détails alors qu’on parle de vêtement: il faut aussi laisser de la place aux goûts personnels et aux affinités.

Mais on l’a vu, les vêtements ont aussi des caractéristiques très concrètes, presque mesurables, qui font qu’on peut les identifier à un univers formel, ou à un univers casual.

a) Quelques exemples

Je vais vous montrer trois variations d’une veste, ce qui devrait être assez explicite.

1. La veste croisée à rayures

Pour les plus fervents admirateurs du style britannique, le costume croisé bleu marine à rayure est le seul valable. (on en parle dans des ouvrages comme Le Chic Anglais).
Les revers larges doivent valoriser la carrure, et inspirer l’autorité (et celle-ci est déjà bien présente à travers les revers à pointe).
Dans des milieux très regardants comme la banque, c’est un costume que seuls les cadres en position senior peuvent se permettre.
On peut donc lui accorder une note de formel élevée: 9/10
La note de casual sera plutôt faible: 3/10. Une telle veste se portera difficilement dans une tenue détendue, pour aller prendre un simple verre entre amis en semaine (d’autant plus qu’elle se porte assez mal avec une chemise sans cravate).

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Le fameux costume croisé issu du film Kingsman, vendu chez MR Porter

2 La veste bleu marine à deux boutons, unie, avec des revers plus fins.

Une veste beaucoup plus conventionnelle: c’est un sans-faute lorsque vous êtes junior en entreprise. Si elle est un peu courte, vous pourrez même la porter dans un style casual chic avec un jean brut ou un chino.
Pourquoi est-elle moins formelle ? Car elle n’est pas croisée ni rayée. Ses revers sont plus fins et à crans (on perds le symbole d’autorité)
La note de formel sera donc de 7/10, et celle de casual de 5/10 (on ne pourra faire qu’une tenue casual chic avec, qui restera tout de même assez habillée).

veste-anthony-garcon

Une veste deux boutons chez Anthony Garcon

A 185 euros, le pricing est d’ailleurs adapté au style de la veste: idéal pour les jeunes cadres qui veulent pouvoir passer d’un cadre formel à un cadre décontracté ans se changer. Et avec des proportions basiques, sur lesquelles il est difficile de se tromper

J’espère que vous commencez à voir où je veux en venir: on va ici disséquer minutieusement les vêtements pour vous expliquer concrètement ce que vous pouvez porter dans un environnement donné.

3. La veste bleu marine col châle, à un bouton

Les vestes un bouton sont beaucoup plus casuals, et généralement plus cintrées. Le col châle sur une veste est d’ordinaire réservé aux smokings: ici, il a clairement été détourné pour faire une veste casual, mais un peu habillée. La couleur bleu ciel est du même coup beaucoup plus estivale (une telle couleur dans un cadre formel ne pourrait s’envisager que sur un costume en lin impeccablement coupé).

Les côtes achèvent d’en faire une pièce casual.

veste-melinda-gloss-col-chale

Une veste col châle un bouton chez Melinda Gloss

Note de formel: 2/10 (vous vous voyez porter ça en entretien d’embauche ? Et ça serait sinon vraiment difficile à assortir en gala ou en mariage, surtout avec les bords côtes).

Note de casual: 8/10

Conclusion

J’aurais probablement pu expliquer un concept aussi simple en moins de 1700 mots, mais il me paraissait vraiment important de bien l’illustrer.
On ne dira à présent plus sur JamaisVulgaire qu’un vêtement est juste trop casual, ou pas assez formel, mais vous aurez une note chiffrée, à chaque fois justifiée par des critères concrets. Et au bout d’un moment, vous finirez vous aussi par identifier du premier coup d’oeil tout ce qui fait qu’un vêtement est casual ou formel.

Que pensez-vous de ce nouveau système ? Voyez-vous des améliorations à y apporter ?
Comment pourrait-on rendre la présentation d’un vêtement encore plus lisible ?

  • gestin

    au début tu as fait une erreur d’inattention, tu as mélangé ta gauche et ta droite dans ton comparatif des wholecut et des richelieu bout droit : « La chaussure de gauche est faite en une seule pièce de cuir et s’appelle généralement un wholecut/onecut et celle de droite est un richelieu à bout droit. » c’est l’inverse,
    bien à toi

    • VINK

      Ah je me disais au debut je me suis fait peur j’ai cru que j’arrivais plus a reconnaitre des wholecut

  • VINK

    J’adore le concept des notes ce sera bien surtout pour les chemises poue lesquelles j’hesite toujours un peu

  • Victor

    Sympa ! Pourquoi ne pas pousser l’idée avec une note pour la coupe, une note pour la qualité des coutures, du tissu etc.. ?

  • Martin

    Une excellente idée Valéry ! Je trouve à la fois l’analyse très pertinente (i.e. : finalement la plupart des fautes de goût se résument à la dichotomie formel / casual) et la proposition de donner une estimation notée à partir de critères très pédagogique.
    Le passage « geek » de l’article me fait penser aux tests Fnac, que je trouve exemplaires en terme de lisibilité car ils comprennent :
    – une explicitation des différents critères ;
    – une note sectorielle sur la base de chacun de ces critères ;
    – une note globale à laquelle s’ajoute une visualisation sous la forme d’une cible que je trouve très claire.

    Ce système te permettrait d’allier pédagogie et lisibilité :
    1) Le fait d’avoir des critères fixes (type de pièce, motif, coupe, tissu…) habituerait le lecteur à les voir pour peu à peu les utiliser de manière indépendante ;
    2) Allier une note globale et des notes sectorielles par critère résumerait de manière très lisible l’analyse de chaque pièce, avec ses points forts et points faibles, pour finalement la situer par rapport à la démarcation que tu suggères entre casual et formel.

    Cela nécessite un fort travail de formalisation en amont mais une fois le système pensé, la mise en pratique serait plutôt simple !

    Encore une belle initiative en perspective en tout cas, innovante et utile !

    Je joins un screenshot d’un test de la Fnac pour illustrer mon propos (en bon geek, j’ai choisi HTC ;))

    Bien à toi,

  • Goubert

    J’adore le principe moi même geek sur les bords je pense que l’on pourrait ajouté des critères un peu plus concret que casual et habillé comme la qualité de l’ensemble de la marque des coutures faire une échelles du matériel moi qui est encore du mal a savoir si la popeline coton est plus ou moins habillé que le motif Oxford faire une échelle allant de casuel a habillé et mettre des notes pour chaque matériaux puis zoomer sur le matériau en lui même et lui attribué une note sur ça longévité par exemple ! Mettre a coté les couleurs qui iront avec (comme vous nous avez parlez une fois (un site internet donc vous parlez le fait)) et de l’autre celle qui n’iront pas, le must serait pour moi de mettre avec le pantalon et la chemise deux autres vêtements qui pourraient aller avec ! Voilà sur ceux bonne soirée j’espère avoir une place sur le podium 🙂

  • Johnny33

    Un article bien pensé qui rappelle certaines des règles de bases pour ne jamais se planter. Un pense-bête que tout le monde devrait garder avec soi.

  • Tony

    J’adore l’idée de noté le type de tenu en fonction de leur utilisation, cependant vous demandez nos critiques afin d’améliorer alors:

    1) Pour reprendre « les numériques », il serait parfait d’avoir une double photo sur l’ensemble de
    l’article (ex. : des chemises) et de proposer des matchs en fonction d’un type (tissu, col, coupe, couleur …)

    2) Le prix est la marque associer est juste indispensable (on flash souvent sur vos propositions de tenu, et c’est le but principal de s’habiller).

    3) Si un site web est disponible, pour se procurer la pièce, le lien direct serait un réel point fort.

    4) proposer les indispensables (ex.: pièces les plus polyvalentes).

    5) Surtout rester simple, comme vous l’exposer on n’est pas sur un PC dernière génération donc pas 15 graduations pour une tenue.

    6) Proposer en plus du match, dans un second plan, un accord avec d’autres pièces (quelle chemise avec quelle veste …). Juste quelques propositions

    Enfin, merci pour votre travail qui est toujours impressionnant et d’une aide quotidienne.

    PS : Fautes de police et d’ordre des photos pas pris en compte pour ce draft

  • jo

    C est parfait, clair, détaillé, j en redemande.

  • Berdugo

    Merci pour cet article détaillé. Honnêtement pour les Richelieu, l’erreur est si grave que ça, que ce soit pour un mariage ou un entretien ?

    • Thomas B. C.

      Je ne pense pas mais elle peut jouer avec les gens pointilleux 🙂 Apres on ne va pas te mettre en prison pour cela.

  • Clém

    Article bien cool.
    La fiche produit de l’Exception avec les commentaires facebook est priceless ahaha

  • Thomas B. C.

    Bonsoir, avant de donner un avis sur votre nouvelle idée de conseiller les futurs acheteurs de cette manière, il faut avant tout se demander ce qui est nécessaire et indispensable à donner à titre d’informations à ces derniers. Premièrement le prix car le consommateur ne peut s’offrir un article excessivement élevé. Ensuite, les détails du produit ventant sa qualité, son originalité, sa matière (autant dans les matériaux que dans la réalisation de la pièce, par exemple l’entoilage d’une veste ou semi-entoilage qui est plus répandu). Il y a également le contexte dans lequel est placé cet article, je veux dire ainsi dans quel style il s’inscrit car même si on entre dans du casuel ou du formel, il existe différents styles dans ces grandes parties, comme de petites sous-parties en somme, cela confirmera le consommateur dans son intention d’acheter et d’éviter ainsi une erreur d’achat marquée par un retour du produit. Enfin, non négligeable à mon sens, un petit conseil pour ce qui est des articles qui l’agrémenteraient le mieux possible.

    Donc pour en revenir à votre idée, je pense que cela est utile de le savoir pour les personnes non familiarisées avec ces codes vestimentaires quand celles-ci ont un doute sur un article qui résulte souvent d’une question assez récurante qui est la suivante: cela ne va pas faire trop habillé ? (au travail) ou bien cela ne fera-t-il pas déplacé avec un smoking ? (pour un gala).
    En bref, c’est une bonne initiative.

    PS: Je pense qu’il y a eu une erreur par rapport aux photos et que dans les comparaisons, elles sont inversées car je vois les whole-cut à droite et les richelieu à gauche, pareil pour les chemises.

    PS bis : Je ne pensais pas que je verrai sur un site du nom de JamaisVulgaire une telle veste à col châle avec des bords côtes qui est vulgaire tellement le rendu est horrible. Mais cela reste mon opinion bien entendu.

  • Nikolas

    Salut Valéry,
    Très bonne approche, je ne peux que saluer cette envie d’aller plus loin, de penser au besoin de tes lecteurs et non de vouloir proposer du contenu à tout prix « as usually ».
    Concernant les critères à mettre en avant, ci-après ceux qui m’intéressent personnellement :
    – description du produit
    – univers du produit (casual, business, formel, etc.)
    – les matières et techniques de fabrication du produit (coton double retors pour une chemise, veste semi-entoilée, coton d’Egypte, lieu de fabrication du produit…)
    – présentation de la marque (en quelques mots : son histoire, son positionnement)
    – prix du produit, « rapport qualité prix » (note sur base de 5 étoiles par ex) et positionnment par rapport à d’autres produits similaires de marques différentes
    – un petit encart sur le sizing de la marque (ultra important !!!) : taille « classique », plutôt ample ou au contraire très très short
    – liens vers d’autres produits similaires pour pouvoir comparer
    – liens vers des produits / catégories complémentaires pour composer une tenue (présentation d’un chino > lien vers une ceinture tressée Cavalier bleu ou vers la page des sneakers)
    – une note sur la fragilité (ou robustesse, au choix) du produit + lien vers une page « entretien » (pour les costumes, les jeans, les chaussures en cuir, les chemises…). J’ai tendance à fuir les produits nécessitant trop d’entretien ou de précautions particulières
    – pourquoi pas une note sur le caractère « équitable » du produit : fabrication française, coton bio, tannage avec pigments naturels…
    – et dans mes rêves, pouvoir se créer des alertes dès qu’un produit correspondant à nos critères (prix, gamme…) est en ligne
    Sans en mettre des tonnes, je suis sûr qu’il y a moyen de présenter de façon plus « scientifique » et non pas uniquement « littéraire » un produit. J’ai hâte de voir le résultat 😉
    Bon courage pour la suite de tes travaux.

  • Vorailleur

    Bonjour Valery,

    Pour ma part une note sur 10 ne m’apporterait pas grand-chose. Je pense que les différents univers (casual/formel/workwear…) sont complémentaires plutôt qu’opposés. Ce qui m’intéresserait plus c’est de connaître le potentiel d’une pièce donnée dans chacun des univers, en visualisant son association dans différentes tenues. Mais à nouveau je ne suis pas sûr qu’une note sur 10 m’aiderait plus à évaluer le côté polyvalent ou à l’inverse « spécialisé» d’une pièce par rapport à une autre.

    De plus avec une telle codification est ce que le lecteur ne risque pas de cloisonner les pièces selon les univers. Exemple une chemise à carreaux associée pour toujours au code casual. Pourtant elle viendrait très bien réveiller le bon costume avec la bonne cravate et créer justement une tenue originale, plus intéressante que le sempiternel « costume + chemise pastel+cravate un ton plus foncé que la chemise ». Autrement dit si chaque pièce est « taggée » casual / formel / workwear, on risque d’arriver à des tenues assez stéréotypées : d’un côté des ensembles costume / chemise popeline / cravate / richelieu et de l’autre jean / boots / chemise oxford.

    Je n’ai rien contre et ça peut être pertinent de donner des repères de ces types ; cependant il me semble que l’intérêt d’une tenue est souvent d’intégrer un élément « casual » dans une tenue formelle et vice versa. Parfois c’est réussi (exemple un jean brut avec cravate+blazer+belle derby) et parfois ça tombe à plat (exemple une chemise en popeline de bureau portée dans une tenue de weekend), c’est cela qu’il peut être intéressant d’expliquer. Il y a à mon avis beaucoup moins de règles cardinales que ce qu’on veut nous faire croire, ou pour reprendre une expression connue les règles sont faites pour être transgressées. A nouveau pourquoi s’interdire de porter de superbes cap-toe marron foncé à un mariage sous prétexte que des richelieu noires sont en théorie plus appropriées, là aussi il faut regarder l’ensemble de la tenue, quel type de mariage…

    Enfin faut avoir en tête qu’il y a de nombreux degrés dans le casual et le formel.
    Pour le formel : tenue de mariage > costume de bureau > tenue de baptême > tenue bureau «veste+pantalon+cravate+chaussures ville» > costume sans cravate > tenue bureau casual Friday etc
    Pour le casual idem bien que ce soit plus difficile à hiérarchiser il y a aussi des degrés différents selon l’occasion: diner chez des amis (par exemple tenue casual mais rehaussée par des chaussures de ville ou une veste), weekend
    à la campagne, vacances, balade, réparer sa bagnole 🙂

    Bref l’idée est intéressante mais j’en attends un peu plus de votre part !
    Merci de nous donner l’occasion d’apporter une contribution si elle peut vous influencer dans vos choix à venir ; je vous fais confiance pour continuer à être pertinents pour tous ceux qui s’intéressent à l’élégance.

    A bientôt
    Jean

  • Xavier

    Je reste septique sur l’idée de notation formel/casual car grâce aux blogs comme le tiens, justement je distingue très bien ces deux notions.

    Ce que j’aimerai à l’heure actuelle est, au lieu d’avoir des guides par types de pièces, avoir des guides par type de styles avec les marques confidentielles qui vont bien et des exemples de tenues en photo.

    Tu pourrais également poser des logos dans tes guides pour distinguer les pièces qu’on peut acheter en boutique, de celles qu’on peut acheter uniquement par Internet (parce que pas de boutique physique ou pas en France)

  • Antoine P

    Salut Valéry,

    Je ne suis pas convaincu sur l’idée de mettre juste deux notes entre casual et formel

    Pour moi c’est plus une échelle entre l’un et l’autre, et l’on se positionne sur un point de l’échelle (à gauche le super casual genre la paire de desert boots en daim, et plus on va vers la droite plus c’est formel)
    D’ailleurs pour d’autres vêtements on pourrait être entre casual et streetwear ou casual et workwear.

    Si tu veux opter pour une notation à quatre étoiles comme le site d’informatique que tu prends en référence, tu pourrais avoir trois critères :

    A) Positionnement style

    Echelle entre casual,et formel (on peut aussi se positionner entre casual et workwear, casual et street…)
    – et peut-être des tags « preppy », « casual chic », « relax »

    B) Prise de risque

    Une étoile : hyper basique à acheter les yeux fermés
    Deux étoiles : basique avec petit twist
    Trois étoiles : pièce forte, à adoucir avec des basiques
    Quatre étoiles : pièce à risques, qui demande d’avoir le reste de la tenue au même niveau

    Au vu de ton oeil expert, tu peux facilement aider en évitant aux débutants ou intermédiaires d’acheter des pièces trop difficiles à porter.

    C) Qualité/durabilité

    Une étoile : entrée de gamme (monoprix, uniqlo, zara, gmarket, bexley…)
    Deux étoiles : milieu de gamme bas (edwin, cos, balibaris, national standard, meermin)
    Trois étoiles : milieu de gamme haut (Notify, comédie humaine, 7e largeur, MG…)
    Quatre étoiles : haut de gamme (Balmain, Lanvin, Givenchy, John Lobb…)

    Avec ça, on peut facilement éviter les erreurs classiques : acheter une pièce dans le mauvais registre (erreur de
    style), incohérente dans la garde-robe (pièce trop forte ou pas assez), ou mal positionnée en qualité/prix.

    L’adéquation entre les moyens des lecteurs et leur niveau n’est pas simple: tu peux avoir quelqu’un qui recherche une pièce forte mais avec peu de budget, pour expérimenter, ou au contraire quelqu’un qui a 400€ pour sa première paire de sneakers blanches basiques.
    Et là je pense au vu de tes références en guides que tu peux clairement avoir une très grosse valeur ajoutée face aux autres blogs et site qui séparent un peu trop les plus expérimentés qui ont des tenues complètes HDG et les débutants qui restent sur des basiques EDG.

    My 2 cents

  • jamaisvulgaire

    Vu la foule de commentaires pertinents, je vais avoir du mal à vous répondre un par un : je vais faire une synthèse de toutes vos remarques et sortir tout ça dimanche soir, merci à tous et continuez d’ici demain si vous voyez d’autres éléments à rajouter !

  • Henry

    Bonjour Valéry,

    Je ne pense pas qu’un système de notation sur la gradation entre style formel et casual soit pertinent :

    -Le style n’est pas une devoir de maths.

    -Plus sérieusement, dans la mesure ou le style est une chose implicite ( la plupart d’entre-nous saurait si une tenue est cohérente mais ne saurait l’expliciter). Certes, le vêtement possède des caractéristiques peut-être mesurables ( nombre de pts/cm des coutures, nombre d’opération à la main…) mais elles sont surtout qualifiables ( entoilage, cousu Goodyear, selvedge…)mais pas qualifiables à la manière d’une note qui comptera les critères (bien souvent subjectifs) que le vêtement présentent. De plus, ce qui nous plaît dans un vêtement est souvent implicite ( La façon dont il tombe, la main du tissu, comment il nous va au teint…).

    -En plus, du fait qu’il existe plusieurs style casuals, il est possible de s’habiller de façon casual avec des vêtements très formels ( ex : Benoît Carpentier et sa veste de smoking, et toutes ces personnes au Pitti Uomo).

    -Un sysytème de notation pousserait des personnes à tout faire pour atteindre le 10/10 de la tenue formel, à trop en faire pour un entretient, et de faire passer sa tenue avant sa personnalité.

    -Apprendre à bien s’habiller prend du temps, et il est nécessaire de prendre son temps. Comme le dit Hugo Jacomet, il faut exercer son oeil, prendre le temps de créer sa garde-robe, de forger son style. Si l’on va trop vite en essayant de rationaliser le style, on risque de se tromper. De plus, allez demander à une personne comment bien s’habiller il vous répondra très souvent de prendre le temps d’apprendre à se connaître et connaître ce qui nous va.

    Je termine sur ce point, car Valéry sur Jamais Vulgaire ou Bonnegueule nous a toujours montré différentes façons de s’habiller, différents styles pour nous forger notre propre style et qu’il se doit d’essayer un vêtement pour en connaître sa valeur. Je pense que Jamais Vulgaire doit nous apprendre tout ça. Ce qu’il fait déjà parfaitement, et sans système de note ! Pour ça je te remercie.

    Cordialement, Henry.

    • jamaisvulgaire

      Bonjour Henry et merci de ton commentaire, peux-tu m’envoyer ton mail à contact@jamaisvulgaire.com pour recevoir ton lot d’ebooks ?

      • Henry

        Bonjour Valéry, merci pour les ebooks.
        Pour le mail c’est déjà fait.

        Ps : Désolé pour le retard je suis parti en vacances et j’ai été pas mal pris ces derniers jours.

      • Henry

        Bonjour Valéry,

        Je me permet de t’écrire ce commentaire pour te dire que je n’ai pas reçu le lot d’ebooks malgré le fait que je t’ai envoyé mon mail à ton adresse contact@jamaisvulgaire par deux fois. Je pense qu’il y a eu un problème, se peut-il que tu n’ais reçu aucun des mails envoyés ?
        Cordialement, Henry.

        • Henry

          Merci Valéry,

          j’ai bien reçu le lot d’ebooks.
          Cordialement.

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